Frappes policières dans l'est: les présumées têtes dirigeantes restent détenues

Les policiers ont frappé sur la rue Conseil.... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Les policiers ont frappé sur la rue Conseil.

Imacom, Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Le Service de police de Sherbrooke a frappé un groupe de revendeurs de méthamphétamine mercredi  matin dans l'est de Sherbrooke. Enquêteurs, policiers et membres du Groupe d'intervention du SPS assistés de la Sûreté du Québec ont frappé à six lieux de perquisitions.

Huit personnes, six hommes et deux femmes ont été arrêtés en lien avec cette opération policière. Les suspects sont âgés de 26 à 50 ans.

Deux d'entre eux, Stéphane Michaud et Nathanaël Levasseur, la tête dirigeante alléguée, ont comparu mercredi au palais de justice de Sherbrooke devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Michaud a été accusé de possession de méthamphétamine dans le but d'en faire le trafic, alors que Levassseur fait face à une accusation de trafic de méthamphétamine.

La procureure aux poursuites criminelles Me Nathalie Rodidoux s'est objectée à la remise en liberté des deux individus qui sont représentés par Me Michel Dussault et Me Jean Leblanc. Les dossiers ont été remis au 16 février prochain pour leurs enquêtes sur remise en liberté.

«La tête dirigeante fournissait des revendeurs qui effectuaient les transactions à leur domicile ou sur livraison.»


D'autres accusations pourraient être déposées aujourd'hui contre certaines personnes arrêtées lors de la perquisition.

«Nous soupçonnons ces gens de faire le trafic de méthamphétamine. La tête dirigeante fournissait des revendeurs qui effectuaient les transactions à leur domicile ou sur livraison», explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Les perquisitions ont eu lieu sur les rues Bowen Sud, Bowen Nord, Codère, Adélard-Colette, Conseil et Kennedy Nord.

«Diverses techniques ont été utilisées lors de cette enquête. Nous avons frappé ce groupe de revendeurs, mais je ne peux affirmer qu'ils sont reliés au crime organisé. Ce réseau ne visait pas spécifiquement les jeunes», explique le porte-parole du SPS.

Selon l'agent Carrier, le trafic de drogues de synthèse est en plein essor à Sherbrooke comme partout au Québec.

«C'est un marché qui est très lucratif pour les revendeurs. Il y a une hausse impressionnante de tous les types de drogue de synthèse. C'est un phénomène inquiétant parce que l'on ne sait pas ce qui se trouve dans ces pilules. Pour le même type de comprimé, les effets et les produits peuvent être différents. C'est rarement la même recette ce qui peut être très dangereux», indique Martin Carrier du SPS.

Diverses sortes de pilules sont trouvées lors des perquisitions effectuées sur le territoire du SPS.

«Nous avons trouvé très souvent de la drogue de synthèse lors de 429 dossiers de drogue en 2013. Cette drogue est plus accessible que la cocaïne ou le cannabis. Il est très facile pour les revendeurs de s'approvisionner», indique Martin Carrier du SPS.

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