Procès de Richard Pinard: «Arrête, tu me fais vraiment peur»

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Richard Pinard subit depuis mardi son procès dans une affaire d'enlèvement, séquestration et agression sexuelle survenue dans l'ouest de Sherbrooke.

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(SHERBROOKE) «Arrête, tu me fais vraiment peur. On est sur quelle rue? Lâche-moi s'il te plaît!»

Tel est l'essentiel du contenu de l'appel effectué à la centrale d'urgence 9-1-1 par la victime alléguée de Richard Pinard dans la nuit du 28 au 29 novembre 2013 à Sherbrooke.

Détenu depuis novembre 2013, l'homme subit depuis mardi son procès dans une affaire d'enlèvement, séquestration et agression sexuelle survenue dans l'ouest de Sherbrooke.

Les premiers témoins ont été appelés à la barre hier devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.

La victime alléguée a raconté sa version de cet événement où elle a rencontré Richard Pinard à sa première soirée comme serveuse dans un bar de l'ouest de Sherbrooke.

À au moins trois reprises elle est allée fumer à l'extérieur de l'établissement avec l'accusé au cours de la soirée.

«Il était correct avec nous autres toute la soirée», a mentionné la femme.

C'est en sortant vers 2 h du matin qu'elle aurait été attirée dans le véhicule de Richard Pinard. Celui-ci aurait simulé un bris à son véhicule.

«Il est parti rapidement en fermant la porte du véhicule. Je lui ai demandé de venir me porter au bar, mais il a refusé. À un certain moment, il a arrêté le véhicule, il s'est détaché et il est venu sur moi. Je lui disais non et il disait oui. Il a sauté sur moi et j'essayais de le tasser. Il m'a dit de me laisser faire», a témoigné la jeune femme.

Luttant pour se dégager, la victime alléguée se serait retrouvée entre les deux sièges à l'avant de la Dodge Caravan de Richard Pinard.

«C'est là qu'il m'a touché les seins, le ventre et les parties génitales. J'ai réussi à prendre mon cellulaire et à faire le 9-1-1. Je ne sais pas si ç'a fonctionné parce que je n'ai jamais mis mon cellulaire sur mon oreille», relate la jeune femme.

Selon sa version des événements, Richard Pinard serait retourné sur le siège du conducteur et aurait démarré vers un autre endroit en alléguant que la jeune femme avait trop crié.

«Quand il a retourné le véhicule, j'ai sauté par la porte. Je ne voulais pas aller plus loin. J'ai vu qu'il arrêtait le véhicule, alors je me suis sauvée entre les maisons en courant», a témoigné la serveuse.

Une fois réfugiée chez un citoyen de la rue Champlain, elle fait le récit des événements en pleurs à la préposée du 9-1-1 avant l'arrivée des policiers.

Me Marc-André Champagne de l'aide juridique en défense devrait procéder au contre-interrogatoire de la victime alléguée aujourd'hui. C'est Me André Campagna qui représente le ministère public.

Le procès est prévu pour quatre jours au palais de justice de Sherbrooke.

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