Une fraudeuse en prison pour les 30 prochains mois

Nathalie Lacasse a reconnu des fraudes envers un...

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Nathalie Lacasse a reconnu des fraudes envers un ex-conjoint.

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(SHERBROOKE) Une fraudeuse qui abuse de la vulnérabilité de ses proches ou des gens avec qui elle se lie d'amitié a pris lundi le chemin du pénitencier pour les 30 prochains mois.

Nathalie Lacasse a reconnu des fraudes envers un ex-conjoint pour 47 500 $ et les anciens propriétaires de l'endroit où elle habitait pour 20 000 $. La semaine dernière, elle avait reconnu des fraudes similaires pour environ 44 000 $ à Thetford Mines.

La femme de 47 ans faisait miroiter des rendements importants aux gens qu'elle convainquait d'investir dans une prétendue entreprise de vente de véhicules en Afrique. À son ex-conjoint, la fraude reconnue est d'avoir effectué des achats jusqu'aux limites des cartes et marges de crédit à tel point que l'homme a dû déclarer faillite.

«Elle gagnait la confiance de ses victimes avant d'en abuser», a expliqué au tribunal la procureure aux poursuites criminelles, Me Isabelle Dorion.

Une délégation de victimes de Nathalie Lacasse ont assisté à toutes les procédures judiciaires.

«Elle disait faire de l'import-export. Elle faisait croire qu'elle achetait des véhicules, dont des VTT, qu'elle revendait. Elle répétait le même stratagème. Ça pouvait ressembler à une pyramide de Ponzi», mentionne l'une des victimes qui préfère garder l'anonymat.

L'avocate de la défense Me Caroline Monette a expliqué au tribunal que sa cliente était elle-même une personne vulnérable qui tente de traiter ses problèmes de dépendance au jeu, à l'alcool et aux stupéfiants. Nathalie Lacasse a d'ailleurs effectué plusieurs thérapies.

La juge Marie-Josée Ménard de la Cour du Québec a entériné la suggestion commune des deux avocates au dossier en condamnant Nathalie Lacasse à 20 mois de prison. Cette peine s'ajoute aux dix mois de prison imposés la semaine dernière à Thetford Mines. L'accusée pourra ainsi recevoir un suivi thérapeutique au centre de détention fédéral.

«Il faut vraiment que je change, que je fasse du travail sur moi», a mentionné au tribunal sur un ton à peine audible Nathalie Lacasse.

La juge Ménard a indiqué à l'accusée qu'elle était très interpellée par les conséquences de ce type de crime envers les victimes, d'honnêtes citoyens.

«Ces gens vous ont fait confiance et vous en avez abusé. Ces gens ne reverront jamais la couleur de leur argent. L'un d'entre eux a même perdu son crédit pour des gestes dont il n'est pas responsable. Vous avez profité de gens vulnérables. Je ne peux avoir d'empathie», a mentionné la juge Ménard à l'accusée.

L'accusée possède un antécédent judiciaire en semblable matière.

Nathalie Lacasse a déjà reconnu avoir fraudé le Centre de la petite enfance Famili-Gard'Estrie, dont elle était directrice, d'un montant de plus de 5000 $ entre avril 1996 et le 3 juin 1998. Nathalie Lacasse avait effectué des dépenses personnelles qu'elle a payées en utilisant l'argent du CPE.

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