Incendie mortel: le père en détresse psychologique

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Berthe, Flavien et Julien Okenge ont perdu la vie dans un incendie le 30 janvier.

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Une centaine d'heures après l'incendie qui a enlevé la vie de sa femme, Berthe, et de ses fils Flavien et Julien, Jean-Claude Okenge vit toujours des moments pénibles. Il se trouve dans un état psychologique tel qu'on songe à le référer à un spécialiste.

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 Jean-Claude Okenge

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« Il est dans tous ses états. Il vit de la colère et de l'incompréhension. À certains moments, il est très calme, puis il éclate en sanglots. Il y a toujours quelqu'un qui l'accompagne. Il aura besoin d'un psychologue très promptement afin de reprendre ses esprits. Je dois communiquer avec le CLSC afin d'évaluer s'il y a des ressources pour lui », explique le directeur général du Regroupement interculturel de Drummondville (RID), Darryl Barnabo.

Le plus dur pour le père de famille est de ne pas parvenir à comprendre ce qui a pu se produire le 30 janvier en début de soirée. Comme un peu tout le monde, il s'explique mal pourquoi sa conjointe et ses enfants ne sont pas parvenus à évacuer à temps leur appartement de la rue des Écoles, au centre-ville de Drummondville. Il est effectivement peu probable que tous les membres de sa famille aient été endormis sur l'heure du souper.

« Il veut comprendre, il se pose aussi la question. Comme il n'était pas là, il lui est difficile de présumer de quoi que ce soit. Il s'est rendu sur place, ça a été difficile, il a rencontré les enquêteurs. Nous en saurons plus lorsqu'ils dévoileront le contenu de leur rapport », ajoute M. Barnabo.

«l y a trois salons funéraires qui ont accepté de réduire de façon considérable les frais et même de tenir les services gratuitement.»


Le RID pourrait bien revoir à la baisse son objectif d'amasser 20 000 $ afin de payer pour les funérailles des trois victimes de l'incendie de vendredi. Après avoir fait quelques appels, le directeur du Regroupement a été stupéfait de la générosité des gens d'affaires de la région.

« À ma grande surprise, il y a trois salons funéraires qui ont accepté de réduire de façon considérable les frais et même de tenir les services gratuitement. Il y a aussi des églises qui m'ont contacté afin d'offrir de s'occuper des célébrations. Les gens sont très généreux » , affirme Darryl Barnabo.

Quant au bébé qui a survécu à la tragédie, il se trouvait toujours dans un état critique à l'Hôtel-Dieu de Lévis, mais il était toujours en vie au moment d'écrire ces lignes.

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