Deux ans moins un jour pour des gestes qualifiée de «révoltants» par le tribunal

Louise Ruel... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Louise Ruel

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) Coupable de gestes à caractère sexuel sur une connaissance vivant avec une déficience intellectuelle qualifiés de «révoltants» par le tribunal, Louise Ruel a été condamnée mardi à deux ans moins un jour de prison à Sherbrooke.

Les gestes d'attouchements sexuels et de contacts sexuels entre le 1er mai 2009 et le 25 août 2013 ont été commis en compagnie de son conjoint Alain Lafond, lui aussi condamné à une peine de détention dans cette affaire.

Lafond a écopé d'une peine de trois ans en novembre 2014 dans cette affaire.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a signifié à Louise Ruel que son plaidoyer de culpabilité qui évite à la victime de venir témoigner a joué en sa faveur.

«Vous étiez une personne sans antécédent judiciaire qui occupait un emploi pour venir en aide aux personnes vulnérables. Vous avez profité de la confiance que vous aviez développée avec l'une d'entre elles pour commettre des actes révoltants. Ce qui est encore plus révoltant, c'est que vous avez brisé la confiance des parents de cette personne vulnérable. Vous avez joué un rôle principal dans cette affaire en amenant la plaignante dans les griffes de votre conjoint. C'est par votre agir que le crime a pu se réaliser » a expliqué le juge Chapdelaine en condamnant Louise Ruel à la détention.

Cette dernière avait amené avec elle sa grosse valise rouge au palais de justice de Sherbrooke. Fuyant les caméras, Louise Ruel semblait honteuse des gestes commis. L'accusée a refusé l'invitation du tribunal à ajouter des paroles avant d'être condamnée à la prison.

Une probation d'une année a été imposée à la suite de la période de détention. Le nom de Louise Ruel sera inscrit à perpétuité au Registre des délinquants sexuels.

Cette peine a été imposée à la suite d'une suggestion commune de l'avocate de la défense Me Mélissa Gilbert, qui agissait pour Me Joël Bourassa, et du procureur aux poursuites criminelles Me André Campagna.

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