Premier répondant: la situation préoccupe la direction du SPCIS

Le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPCIS) multiplie... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

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(SHERBROOKE) Le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPCIS) multiplie les sorties à titre de premier répondant de même que les interventions concernant la sécurité civile. Cet état de situation préoccupe le directeur par intérim du SPCIS, Stéphane Simoneau, qui dressait hier le bilan de son service pour les années 2008 à 2013.

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Stéphane Simoneau

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« Il y a deux éléments sur lesquels nous devrons nous interroger pour les prochaines années, entre autres dans nos interventions de premiers répondants. Nous avons un constat que c'est à la hausse. Depuis 2008, nous avons une augmentation des interventions, ce qui a une grande incidence sur nos pompiers, qui ont moins de temps pour leur travail d'inspection. Ils sont de plus en plus mobilisés par les appels médicaux. C'est une préoccupation chez nous », a commenté M. Simoneau.

En 2008, le SPCIS a agi comme premier répondant à 1775 occasions, une statistique qui est passée à 2305 en 2013.

Les appels acheminés au 911 sont l'objet d'un questionnaire qui permet de déterminer la nécessité d'envoyer les premiers répondants. « Il faudra revoir, avec l'Agence de la santé, les déterminants d'affectation pour les appels médicaux. Un appel médical est toujours desservi par les ambulanciers et le premier répondant est là en support. Il faut s'assurer que les déterminants pour assigner un premier répondant sont bien respectés. Parfois, nous avons l'appel dans des délais trop longs, ce qui a un impact sur la mobilisation de nos pompiers et il n'y a pas de plus value à la fin de la chaîne. Ce que nous voulons, ce n'est pas d'arrêter d'agir comme premier répondant, mais nous voulons que les appels soient filtrés efficacement pour que le citoyen qui a un réel besoin médical ait un bénéfice sur le terrain. »

«Il y a beaucoup d'interventions où nous ne devrions pas être appelés.»


Les nombreux déplacements peuvent entraîner des problèmes de sécurité. « Il y a beaucoup d'interventions où nous ne devrions pas être appelés. Nous devons pourtant demeurer à bord de nos véhicules d'incendie pour être disponibles pour notre principale activité, qui est d'intervenir en cas d'incendie. »

Le nombre de sorties en matière de sécurité civile a aussi grimpé entre 2008 et 2013, passant de une à six. « C'est sûr que nous parlons des événements de Mégantic, du verglas, de deux épisodes d'inondation, de la crise du logement... On voit qu'à travers les années, la sécurité civile augmente son nombre d'interventions. Mais les intervenants sont des gens qui ont d'autres affections, donc ça mobilise des ressources humaines et matérielles qui ne sont pas nécessairement prévues au budget. Nous ne pouvons pas les prévoir, mais nous pouvons mieux nous prémunir pour mieux répondre aux citoyens. »

Pour l'instant, le SPCIS est efficace, estime M. Simoneau. « La question, c'est où ça s'arrêtera. Si on atteint des années où nous avons 15 mobilisations, il faudra revoir notre système, parce que personne n'est mobilisé strictement pour la sécurité civile. Il faudra à tout le moins se questionner. »

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