Une peine dans la collectivité pour l'ex-enseignant Girard

Sébastien Girard... (Archives La Tribune)

Agrandir

Sébastien Girard

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) C'est par un soupir de soulagement que Sébastien Girard et ses accompagnateurs ont accueilli la décision de la juge de la Cour du Québec Guylaine Tremblay d'opter pour la purgation d'une peine dans la collectivité. L'ancien enseignant de musique à la polyvalente Le Boisé de Victoriaville a été condamné à passer les 12 prochains mois à domicile et à respecter une série de conditions restrictives.

Sans parler de victoire, les proches de l'accusé estiment que c'est le verdict le plus clément qui pouvait être prononcé dans les circonstances. D'autant plus que l'avocat de Girard, Me Ronald Robichaud, avait demandé une peine de 15 mois. La magistrate en est venue à la conclusion que l'ex-enseignant avait déjà beaucoup payé pour ses écarts de conduite.

« Sa mise en accusation, ainsi que le processus judiciaire ont eu un impact dévastateur dans plusieurs sphères de sa vie. Il ne fait pas de doute que M. Girard a vécu de nombreuses pertes et les impacts continueront de se faire sentir. Il éprouve de la honte par rapport aux accusations portées. Je ne doute pas que le critère de dissuasion personnelle est atteint », prétend-elle.

Elle a ajouté que le risque de récidive était faible et que, bien qu'il soit inscrit au registre des délinquants sexuels, il ne représente pas un danger pour la collectivité. Elle admet que l'incarcération est généralement priorisée dans les cas d'infraction sexuelle concernant les personnes mineures et qu'il a causé un tort irréparable à sa victime. Elle croit toutefois que la prison dans la collectivité est tout indiquée dans ce cas.

« Il ne faut pas sous-estimer les stigmates d'une ordonnance de sursis à l'emprisonnement assortie de la détention à domicile. Le fait que le délinquant vive dans la collectivité, sous des conditions strictes et que ses voisins soient bien au fait de son comportement criminel peut, dans bien des cas, produire un effet dénonciateur suffisant », ajoute-t-elle.

Son jeune âge au moment des faits reprochés (il n'avait que 22 ans) et son manque de maturité ont également fait pencher la balance en sa faveur. Rappelons que Sébastien Girard a été condamné pour avoir eu des relations sexuelles à répétition avec une élève entre 2001 et 2004, alors qu'il agissait à titre de remplaçant. Il a été reconnu coupable d'attouchements sexuels sur une mineure alors qu'il se trouvait en position d'autorité, ainsi que d'agression sexuelle pour un événement unique survenu en octobre 2004.

Présente au moment du prononcé de la peine, la victime était visiblement choquée de la tournure des événements. Elle souhaitait visiblement que son agresseur fasse un séjour derrière les barreaux.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer