Une victime consentante, mais en quête de justice

L'ex-enseignant Joël Poliqun a subi un deuxième procès... (La Tribune, Yanick Poisson)

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L'ex-enseignant Joël Poliqun a subi un deuxième procès au cours de la journée de mercredi.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) L'ex-enseignant de musique à la polyvalente Monique-Proulx de Warwick Joël Poliquin était de retour devant le tribunal, mercredi, afin de subir un procès concernant une deuxième présumée victime d'attouchements sexuels. La jeune femme ne s'est pas gênée pour admettre avoir été consentante, mais voulait rétablir les faits en lien avec son premier procès.

Selon elle, Poliquin a dû mentir pour être acquitté des accusations d'attouchements sexuels qui pesaient contre lui en 2013 et il était nécessaire de rétablir les faits. Elle prétend que l'accusé a bel et bien eu des relations sexuelles avec des élèves au cours de sa carrière et qu'elle en était la preuve.

La femme, maintenant dans la trentaine, a raconté ne pas avoir eu l'intention de porter plainte a priori, mais s'est fâchée de lire le témoignage de l'accusé lors de la procédure initiale. Elle affirme avoir passé du bon temps avec son enseignant au cours de l'année scolaire 1997-98. Elle était alors en concentration musique, en cinquième secondaire.

Selon le témoignage de la présumée victime, la majorité des relations sexuelles seraient survenues à l'école, dans le local de musique et dans le bureau des enseignants. Elles se seraient traduites tantôt par des fellations, tantôt par des relations complètes. En admiration pour son enseignant, l'adolescente ne s'est jamais sentie forcée ou mal à l'aise. Elle n'en garderait aucune séquelle. Il ne s'agissait d'ailleurs pas de sa première expérience du genre.

La présumée victime affirme également avoir eu des relations avec son professeur lors du Festival des harmonies du Québec présenté à Sherbrooke. Les participants couchaient alors dans les résidences de l'Université de Sherbrooke. Leur flirt se serait poursuivi sporadiquement jusqu'en 2006.

« Une excellente élève, sans plus »

S'il admet avoir eu des relations sexuelles avec la jeune femme à partir de 2002, Joël Poliquin nie en bloc tout ce qui peut s'être produit pendant le parcours scolaire de sa présumée victime.

« C'était une excellente élève, sans plus. Elle faisait partie des quatre ou cinq élèves qui réussissaient vraiment bien et qui étaient dévoués. La relation était harmonieuse, mais ce n'est pas allé plus loin », affirme-t-il.

Appuyé par le témoignage de son ancien collègue Dominic Manuel, l'accusé a tenté de démontrer au juge Jacques Trudel qu'il était impossible physiquement qu'il ait eu des relations avec son élève dans les lieux suggérés. « Le local de musique et le bureau des enseignants sont hautement achalandés toute la journée », explique-t-il.

Pour ce qui est du Festival des harmonies, il affirme qu'il était la principale personne ressource du groupe et qu'il est donc peu probable qu'il puisse s'être absenté sans que personne le remarque. Le procès reprendra en fin d'avant-midi avec les plaidoiries.

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