Des pertes évaluées à 250 000$ lors d'un incendie à Martinville

Un bâtiment abritant un garage commercial et un espace d'entreposage de... (La Tribune, Maryse Carbonneau)

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La Tribune, Maryse Carbonneau

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(Martinville) Un bâtiment abritant un garage commercial et un espace d'entreposage de machinerie et équipements forestiers a entièrement été détruit par le feu tôt jeudi matin au 280, chemin des Sables à Martinville. Les pertes sont évaluées à 250 000 $. Le bâtiment est la propriété de Daniel Veilleux, propriétaire de l'entreprise Aménagements forestiers Daniel Veilleux.

« Le bâtiment est situé sur les hauteurs, les flammes étaient donc visibles de loin, souligne Yanik Paré, capitaine du Service des incendies de Compton. Les multiples appels que nous avons reçus vers les 5 h venaient probablement de fermes voisines. » De fait, l'incendie a coupé la ligne téléphonique reliée à la maison du propriétaire, sans compter que le cellulaire ne capte aucun signal à cet endroit.

Même si la cause de l'incendie n'était pas encore identifiée, M. Veilleux soupçonne que le sinistre pourrait être dû à un problème électrique survenu dans sa camionnette ou à la chaufferette d'appoint installée dans le garage. Par froid intense, celle-ci était utilisée pour chauffer la station de pompage qui alimente en eau la résidence. « Étant donné que nos chantiers sont en activité durant l'hiver, notre machinerie forestière est présentement sur les chantiers, il y avait donc peu d'équipements dans le garage, souligne M.Veilleux. Mais ce matin, on n'ira pas au bois, mon pick-up et mes scies à chaîne ont passé au feu! »

Malgré son infortune, Daniel Veilleux gardait le moral, visiblement soulagé de savoir que personne n'était présent au moment du sinistre. « Ça sert à quoi de se plaindre pour des biens matériels, ça ne changera rien. » Fidèle à ses engagements, il a même laissé les lieux aux bons soins des pompiers afin de s'occuper des enfants de sa soeur qui demeure au village et s'assurer qu'ils prennent le chemin de l'école à l'heure dite. À son retour, une pelle mécanique s'affairait à démolir les vestiges de son garage, dont les murs étaient devenus instables. M. Veilleux compte rebâtir aussitôt que possible.

Le froid, l'autre adversaire

En plus du feu, la vingtaine de pompiers de Compton et Saint-Isidore-de-Clifton ont dû combattre un autre adversaire, le froid intense, le mercure affichant sous les 20 degrés Celsius. À cette température, le sol se transforme en patinoire, les boyaux refusent de plier et l'eau doit constamment couler afin d'éviter qu'ils ne gèlent, tandis que les pompiers rêvent d'un café chaud qui ne viendra que bien plus tard. « Dans ces moments-là, tout ce qu'on espère, c'est de ne pas avoir un autre appel, déclare M.Paré. Lorsqu'on ferme l'eau, on ne sait jamais si les équipements vont vouloir repartir. »

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