Pornographie juvénile: Alexandre Simard gardé à l'ombre 15 mois

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(SHERBROOKE) Alexandre Simard de Stanstead passera les 15 prochains mois à l'ombre pour avoir consommé puis distribué de la pornographie juvénile.

L'individu de 31 ans qui avait reconnu sa culpabilité à des accusations de possession, de distribution et de production de pornographie juvénile a été condamné à la prison ferme au palais de justice de Sherbrooke.

Les policiers de la Sûreté du Québec sont débarqués au domicile de la rue Leroy-Robinson pour y saisir tout son équipement informatique en avril 2012. L'ordinateur de Simard de même que des DVD contenant des fichiers de pornographie juvénile soit plus de 3000 photos et 85 vidéos avaient été saisis.

Répondant à une suggestion commune de l'avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette et de la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté, le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a condamné Simard à cette peine de détention pour des crimes passibles d'une peine minimale d'une année de prison. Le juge a imposé à Alexandre Simard des conditions dans le cadre d'une probation avec suivi de deux ans.

Lors de son suivi probatoire, il devra poursuivre ses rencontres au CIVAS-Estrie, ne pourra pas fréquenter seul les parcs et ne pourra pas utiliser Internet. Son nom sera inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité.

Depuis son arrestation, Alexandre Simard a complété une thérapie au CIVAS Estrie. Il présente des remords et se dit conscientisé aux dommages souterrains de l'industrie de la pornographie juvénile.

C'est une enquête amorcée par les autorités américaines en décembre 2011 qui a permis de remonter jusqu'au suspect québécois. Les systèmes de surveillance américains avaient détecté cet individu. Des fichiers de pornographie juvénile ont été échangés à partir de son ordinateur. L'information a été relayée aux enquêteurs de la SQ afin qu'ils procèdent à son arrestation.

Dans une autre affaire de possession de pornographie juvénile, le dossier de David Raymond a été remis à aujourd'hui pour fixer le moment d'une requête en retrait de plaidoyer.

Lors de son témoignage lors des observations sur la peine, le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec a remarqué certains éléments laissant croire à la non-responsabilité criminelle de l'accusé.

Raymond a affirmé à plusieurs reprises que les gestes avaient été commis pour «aider la police», qu'il n'avait jamais voulu faire de mal et que son objectif était de piéger ceux qui s'adonnaient à ce type de crime.

L'avocate de la défense Me Kim Dingman présentera une requête pour faire retirer le plaidoyer de culpabilité avant d'invoquer l'article 16 du Code criminel, soit la non-responsabilité criminelle pour trouble de santé mentale, comme finalité au dossier.

C'est Me Joanny Saint-Pierre qui représente le ministère public dans cette affaire.

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