Rage au volant: un conducteur écope 90 jours de prison

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(SHERBROOKE) «Être victime de voies de fait de la part des automobilistes impatient et frustré ne devrait pas faire partie des risques inhérents à la conduite d'un véhicule. Le besoin de punition est ici particulièrement pressant, comme l'est la nécessité de dénoncer pour exprimer la réprobation de la société à l'égard du comportement du délinquant.»

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a condamné vendredi Patrick Saint-Onge de Sherbrooke à une peine de 90 jours de prison et à une probation de trois ans à la suite d'un épisode de rage au volant survenu le 19 septembre 2013.

La victime avait coupé la voie à Saint-Onge sur la route. Plutôt que de gérer sa colère dans son véhicule et poursuivre sa route, Saint-Onge a choisi de suivre le véhicule qui venait de le couper.

«Au moment de son interpellation par les policiers, M. Saint-Onge leur a mentionné avoir donné à la victime trois coups de poing au visage et un aux côtes, que celui-ci lui avait coupé le chemin alors qu'ils étaient au volant de leurs véhicules respectifs et qu'il n'avait pas le choix de la suivre jusque chez elle, d'ouvrir sa portière et de la frapper «que ce soit un gars ou une fille», qu'il n'était pas «pour ne rien faire» et que c'était «la faute de la plaignante.», cite le juge Dunnigan dans sa décision.

Il souligne que lors de son témoignage, l'accusé avait témoigné «avec une désinvolture frisant l'arrogance».

Patrick Saint-Onge possède des antécédents de voies de fait en 2007 ainsi que de fuite des policiers et conduite dangereuse en 2003. Ces antécédents ont été retenus comme facteurs aggravants, tout comme la violence déployée dans un contexte de rage au volant et le nombre de coups portés et la vulnérabilité de la victime.

Le juge Dunnigan a invité Saint-Onge à suivre les recommandations de son agent de probation à sa sortie de prison et à envisager l'opportunité de suivre une thérapie auprès de l'organisme Le Seuil de l'Estrie.

C'est Me Laila Belgharras qui représentait le ministère public, alors que Me Christian Raymond défendait l'accusé.

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