La prison pour avoir secoué violemment son bébé

Un homme de 30 ans de Cookshire-Eaton a été condamné vendredi à deux ans moins... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Un homme de 30 ans de Cookshire-Eaton a été condamné vendredi à deux ans moins un jour de prison pour avoir secoué violemment son bébé de six mois en août 2013.

L'enfant maintenant âgé de deux ans gardera de lourdes séquelles physiques et neurologiques de ces gestes de violence pour lesquels son père a reconnu sa culpabilité. L'individu avait reconnu sa culpabilité à une accusation de voies de fait graves.

Ce sont des gestes impulsifs et agressifs de la part d'un père surmené qui occupait deux emplois, qui venait de rompre une relation extraconjugale qui sont à l'origine de ces événements aux lourdes conséquences.

«Les dommages subis par la victime et la force utilisée militent en faveur de l'imposition d'une peine sévère. L'impulsivité des gestes laisse croire que l'accusé, s'il est placé à nouveau dans les mêmes circonstances, peut être dangereux», note le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec qui a imposé la peine.

Le juge a retenu comme facteurs aggravants le caractère violent des gestes, l'âge de la petite victime, le fait que l'accusé soit le père de la victime, qu'il y a encore contradiction dans les versions de l'accusé dans les gestes et les conséquences pour l'enfant.

«Ce sont les années qui vont nous dire comment la juge victime va se développer.»


La pédiatre qui a évalué l'enfant a conclu qu'il avait subi un traumatisme crânien non accidentel lors des événements. Paralysie partielle à certains membres, problèmes de langage, déficience intellectuelle, crainte d'une atrophie cérébrale et d'épilepsie, les conséquences à long terme pour l'enfant sont multiples.

«Ce sont les années qui vont nous dire comment la juge victime va se développer», explique le procureur aux poursuites criminelles Me Andy Drouin.

Après avoir évalué la jurisprudence pour des crimes semblables, le juge Chapdelaine a imposé la peine de deux ans moins un jour de prison à laquelle il ajoute une probation de trois ans avec suivi. Le père de famille ne pourra notamment pas rester seul avec des enfants de moins de 10 ans.

«L'individu sera encadré avec diverses conditions à sa sortie de prison, ce qui fait en sorte qu'il sera sous l'égide des services correctionnels québécois pour les cinq prochaines années. C'est une décision étoffée qui est significative pour l'individu et qui rejoint tous les objectifs de détermination de la peine», soutient Me Drouin.

Le tribunal a retenu certains facteurs atténuants dans la détermination de la peine comme l'absence d'antécédent judiciaire que l'accusé reconnaissait ses torts, présentait des regrets qui semblaient sincères et qu'il continuait d'assumer ses responsabilités financières en versant une pension alimentaire à ses enfants.

C'est Me Maxime Bernatchez qui défendait l'accusé dans cette affaire.

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