MMA: l'enquête préliminaire des trois accusés à l'automne 2015

Tom Harding et son avocat Me Thomas Walsh.... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Tom Harding et son avocat Me Thomas Walsh.

La Tribune, René-Charles Quirion

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Tragédie à Lac-Mégantic

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Tragédie à Lac-Mégantic

Un convoi ferroviaire transportant du pétrole brut a explosé à Lac-Mégantic, le 6 juillet, faisant plusieurs morts et rasant la quasi-totalité du centre-ville historique de cette municipalité. »

(Lac-Mégantic) Ce n'est vraisemblablement pas avant l'automne 2015 que se déroulera l'enquête préliminaire de la Montreal, Maine et Atlantic (MMA) et de ses trois employés accusés en marge de la tragédie de Lac-Mégantic.

Accusé de 47 accusations de négligence criminelle causant la mort dans la nuit du 6 juillet 2013, l'ingénieur de la locomotive Tom Harding, le contrôleur ferroviaire Richard Labrie, le directeur administratif Jean Demaître et la MMA ont reporté, hier, leur dossier au 12 mars prochain pour fixer la date de l'enquête préliminaire qui pourrait durer de deux à trois semaines.

Même s'il n'était pas tenu de se présenter au tribunal, Tom Harding s'était déplacé devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec hier au palais de justice de Lac-Mégantic.

Son avocat, Me Thomas Walsh, souhaite utiliser l'enquête préliminaire pour convoquer à la barre les hauts dirigeants de la compagnie ferroviaire à l'origine de la tragédie ferroviaire qui a détruit de centre-ville de Lac-Mégantic.«L'acte d'accusation n'inclut pas tous les responsables. C'est l'évidence même qu'il y a des responsables qu'on a omis d'accuser. Nous n'avons pas les noms. C'est l'un des buts de l'enquête préliminaire de connaître le nom de ceux qui ont pris les décisions. Ceux qui ont créé une situation propice à ce qu'un accident puisse se produire. J'ai l'intention de poser les questions pour connaître leur identité et de faire venir ces personnes comme témoins», explique Me Walsh qui espère que le procès devant jury pourra se dérouler au début de 2016 à Lac-Mégantic.

«S'il veut demander à l'État une aide comme l'a fait Richard Bain pour payer les services d'un avocat, il doit d'abord épuiser ses recours devant l'aide juridique.»


Si le syndicat des Métallos a constitué un fonds de près de 200 000 $ pour assurer la défense de Tom Harding et Richard Labrie, Jean Demaître ne sait toujours pas comment il pourra payer ses frais d'avocat. Me Gaétan Bourassa de l'aide juridique a mentionné que l'accusé doit d'abord épuiser ses recours concernant son admissibilité.

«S'il veut demander à l'État une aide comme l'a fait Richard Bain pour payer les services d'un avocat, il doit d'abord épuiser ses recours devant l'aide juridique. Jean Demaître ne sait pas qui va le représenter. Il payait des cotisations syndicales, mais il semble que le syndicat ne paiera pas pour lui. Il y a le propriétaire de la compagnie qui ne payera pas pour son employé. Il y a plusieurs facettes à explorer. Se défendre seul dans ce type de dossier n'est certainement pas l'idéal», soutient Me Bourassa.

La procureure aux poursuites criminelles Me Véronique Beauchamp a annoncé que la défense avait reçu toute la preuve au dossier. Le ministère public s'est déclaré prêt à procéder.

«Des frais de 15 000 à 20 000 $ ont été engagés jusqu'à maintenant pour les frais d'entreposage de la carcasse de la locomotive de tête lors de la tragédie en attendant que la défense détermine si une contre-expertise est nécessaire. Les pièces sont en possession de la Sûreté du Québec», mentionne Me Beauchamp.

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