L'ex-dg de la Coop funéraire de l'Estrie évite la prison

L'ancien directeur général de la Coopérative funéraire de l'Estrie, Claude Roy,... (Imacom, Frédéric Côté)

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(Sherbrooke) L'ancien directeur général de la Coopérative funéraire de l'Estrie, Claude Roy, a été condamné hier à une peine de six mois de détention à être purgés dans la collectivité au palais de justice de Sherbrooke.

Claude Roy qui a fraudé son ancien employeur entre 2002 et 2009 a aussi vu le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec lui imposer 120 heures de travaux communautaires qui devront être réalisées au cours de la prochaine année.

La suggestion commune de l'avocat de la défense Me Patrick Fréchette et du procureur aux poursuites criminelles Me André Campagna prévoit aussi l'imposition d'une probation d'une année à l'expiration de la peine avec sursis.

« Mon client avait un facteur aggravant important soit celui du bris de confiance envers son employeur. Les faits justifiaient cette peine de détention dans la collectivité », explique l'avocat de la défense Me Patrick Fréchette.

L'ancien directeur général de la Coopérative funéraire de l'Estrie a plaidé coupable d'avoir utilisé des factures en les sachant contrefaites, de fabrication de faux documents et de fraude de plus de 5000 $ à l'endroit de son ancien employeur.

C'est une fraude d'environ 60 000 $ qu'il a reconnue.

En mai 2014, Claude Roy avait reconnu les faits de fraude envers l'entreprise qui l'a congédié en 2009. Avec les fruits de cette fraude, il avait fait des améliorations à sa piscine creusée et à sa maison à l'insu du conseil d'administration de la coopérative.

Ce sont des vérifications comptables qui ont permis de découvrir cette fraude. Un montant en bonus avait été octroyé par le conseil d'administration à Claude Roy, mais les montants facturés dépassaient largement celui qui avait été consenti.

Claude Roy s'est entendu avec son ancien employeur pour rembourser une somme de 120 000 $ dans le cadre d'une poursuite civile. Dans l'entente à l'amiable intervenue en 2012, Claude Roy s'était engagé à verser cette somme à la Coopérative funéraire de l'Estrie en 36 versements mensuels de 3333,33 $.

« Le plus important pour la Coopérative funéraire de l'Estrie était d'être remboursée, ce qui est le cas », explique le procureur aux poursuites criminelles, Me André Campagna.

Il aura fallu 45 présences devant le tribunal et près de cinq ans de procédures judiciaires avant que Claude Roy reçoive sa peine pour avoir fraudé la Coopérative funéraire de l'Estrie.

« Les nombreux reports du dossier s'expliquent par le règlement du dossier au civil. Mon client a manifesté depuis longtemps son intention de régler son dossier. Plusieurs des reports dans le dossier de mon client ne lui sont pas directement attribuables. Certains s'expliquent par le changement d'avocat dans le dossier », explique Me Fréchette.

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