12 500 $ d'amende pour avoir joué au médecin

Marie-France Brisson... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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Marie-France Brisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) La propriétaire de Para Pharma de Drummondville, Marie-France Brisson, a été condamnée à 12 500 $ d'amendes pour avoir exercé illégalement des activités professionnelles réservées aux médecins auprès de deux patientes. Les faits qui lui sont reprochés ont été perpétrés le 4 juin et le 14 juillet 2013 dans le commerce du boulevard Saint-Joseph.

« C'est la plainte d'une dame qui nous a mis la puce à l'oreille, explique l'enquêteur du Collège des médecins Jean-Louis Granger. Elle a rencontré Mme Brisson qui lui a diagnostiqué une maladie et lui a conseillé d'arrêter de prendre les médicaments que lui avait prescrits son médecin afin d'en prendre d'autres. Elle lui a également vendu d'autres médicaments qu'elle avait en sa possession ».

L'enquêteur précise que même si la maladie est confirmée et que le traitement proposé est valide, la pratique demeure proscrite et tout contrevenant s'expose à des amendes allant de 1500 $ à 20 000 $ dans le cas de récidives.

« On observe beaucoup de cas, nous recevons environ 125 plaintes de ce type par année. Dans une majorité de cas, j'envoie des lettres demandant de cesser ces agissements, dans d'autres, je demande une injonction. Lorsqu'il y a plusieurs plaintes contre une même personne, comme dans ce cas-ci, nous portons des accusations », affirme M. Granger.

Marie-France Brisson a ainsi plaidé coupable aux chefs de pratique illégale. En échange, la Couronne a choisi de laisser tomber ceux voulant qu'elle ait fait croire qu'elle était médecin lors des deux mêmes événements.

Puisque la contrevenante exerce toujours ses activités professionnelles à Drummondville, le Collège de médecin l'aura à l'oeil. Si elle est de nouveau prise en flagrant délit, la peine pourrait doubler.

« Elle ne peut pas rencontrer des gens afin de poser des diagnostics, de les traiter ou de leur prescrire des produits, et ce, même s'ils sont en vente libre », avertit M. Granger.

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