Le personnel de l'urgence du CSSS des Sources a été blanchi

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Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) Aucune faute professionnelle n'a été constatée et aucun blâme ne sera adressé au personnel de l'urgence du CSSS des Sources à la suite d'un incident survenu à la mi-octobre. À ce moment, le personnel en place avait refusé de prêter assistance à une personne blessée à quelques mètres à l'extérieur de ce centre hospitalier d'Asbestos.

Rappelons qu'un passant avait aperçu un homme blessé à la tête, baignant dans une flaque de sang, qui gisait au sol dans la rue à la hauteur de l'entrée principale du CSSS des Sources. Le passant s'est rendu rapidement au CSSS pour demander de l'aide. La demande a été rejetée par le personnel en place à l'urgence du centre hospitalier, qui avait prétexté que c'était plutôt aux ambulanciers d'intervenir. Des patients qui se trouvaient dans la salle d'attente s'étaient alors rendus à l'extérieur pour prêter main-forte à l'individu blessé.

Une personne avait alors appelé le service 9-1-1 et ce sont des ambulanciers qui finalement étaient venus prendre en charge le blessé pour le conduire par ambulance à l'urgence située à environ 25 mètres de là. Une fois rencontré à l'urgence, il avait été soigné et avait rapidement obtenu son congé, son état n'inspirant aucune crainte. L'incident avait créé un vent d'indignation dans la communauté asbestrienne.

Le directeur général de l'établissement, Mario Morand avait avec empressement demandé que des vérifications soient faites auprès du personnel pour comprendre la suite des événements. Le commissaire local aux plaintes et à la qualité des services avait été invité à faire un rapport sur l'incident.

Les premiers éléments de l'enquête laissent croire que le personnel de l'urgence n'aurait pas été avisé adéquatement de l'état de la victime ou qu'il y aurait eu une mauvaise perception de la situation à partir du message reçu, les paroles n'ayant pas laissé croire que la personne était blessée ou en détresse. M. Morand avait aussi confirmé qu'en aucun cas, un médecin ne peut quitter l'urgence pour intervenir à l'extérieur, pouvant être blâmé pour un tel geste. Toutefois, ce n'est pas le cas pour le personnel infirmier qui peut porter assistance en attendant les services ambulanciers.

Le personnel de l'urgence avait refusé de prêter assistance à une personne blessée à quelques mètres à l'extérieur du centre hospitalier d'Asbestos.

Le comité de gestion de risques, relevant du conseil d'administration, a analysé l'événement. Bien que n'effectuant pas un blâme et rejetant toute faute professionnelle, le rapport déposé recommande un tour de roue supplémentaire constatant un manque de directives d'intervention pour le personnel, excluant le ou les médecins qui ne peuvent quitter l'urgence en pareil cas. Un cadre de référence est apparu nécessaire au comité advenant qu'un incident semblable puisse se reproduire.

«Nous sommes très préoccupés par la qualité des soins et des services que nous dispensons. La démarche de ce comité avait son importance. Nous nous sommes assuré qu'advenant qu'un tel incident se reproduise, que notre personnel sache clairement quoi faire. Nous allons plus loin que la responsabilité-cadre recommandée, nous allons encourager notre personnel à intervenir dans une semblable situation. Je ne suis pas heureux qu'un tel événement soit survenu, mais les dispositions appropriées ont été prises pour le futur. Il y va de la crédibilité de notre institution», a indiqué le directeur général, Mario Morand.

Une nouvelle directive dont nous avons obtenu copie le précise effectivement. «Si un membre du personnel est témoin qu'une personne est en détresse à l'extérieur des murs de l'établissement, mais sur le terrain, il doit se apporter selon ses compétences, le support à la situation... Si l'information rapportée à un membre du personnel indique qu'une personne est en détresse et qu'elle se trouve en dehors du terrain de l'établissement, mais tout de même à proximité, bien qu'elle ne soit pas de la responsabilité de l'établissement, nous encourageons le personnel à offrir un accompagnement sécurisant à la personne en détresse.» Cette directive a été fournie à tous les employés de l'urgence.

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