Pourquoi ne pas faire appel au service d'ambulance plus près?

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Yanick Poisson
La Tribune

(SAINT-RÉMI-DE-TINGWICK) Une femme de 54 ans du secteur des Trois-Lacs, à Saint-Rémi-de-Tingwick, est décédée le 30 décembre en soirée alors qu'elle attendait les ambulanciers. Les secours provenant de Victoriaville ont mis une trentaine de minutes avant d'arriver sur les lieux. Les voisins s'interrogent à savoir pourquoi on n'a pas fait appel au service d'Asbestos situé beaucoup plus près.

«La caserne des ambulanciers d'Asbestos est située à 6,1 km de chez nous. En circulant à vitesse normale, ça prend moins de six minutes. À ce rythme, les ambulanciers de Victoriaville ne sont même pas à mi-chemin», explique Mario Hallé, un voisin de la victime.

Vers 18 h, lors de la soirée fatidique, le conjoint de la défunte a communiqué avec les services d'urgence constatant qu'elle éprouvait des problèmes respiratoires. Une dizaine de minutes après l'appel initial, il a rappelé et on l'a informé que les ambulanciers étaient rendus à Warwick. Il leur a alors demandé de communiquer avec la caserne d'Asbestos, expliquant que sa conjointe sera morte avant l'arrivée des secours. Sa requête n'a pas été entendue et la dame est décédée.

Historiquement, ce sont les ambulanciers d'Asbestos qui desservaient les résidences du secteur des Trois-Lacs, tant à Saint-Rémi qu'à Tingwick. On a modifié cette desserte pour des motivations administratives. M. Hallé à Saint-Rémi et Marjolaine Vaudreuil à Tingwick sont déterminés à rétablir les choses. «On nous a dit que les ambulanciers de Victoriaville sont déjà en poste, alors que ceux d'Asbestos sont sur appel», précise-t-il.

M. Hallé s'est adressé au conseil municipal de Saint-Rémi afin d'obtenir l'appui des élus. Ceux-ci ont suggéré la rédaction d'une pétition. Le document circule depuis quelques jours déjà et il fait l'unanimité auprès des résidents du secteur. Plusieurs se sont dits inquiets de la situation.

Une fois la pétition complétée, les porteurs la déposeront à leurs conseils municipaux et comptent se faire entendre auprès de l'Agence de santé et de services sociaux Mauricie-Centre-du-Québec.

«On espère obtenir une oreille attentive. On ne demande pas d'argent, juste le gros bon sens. Je ne le fais pas pour ma voisine, elle est déjà morte, je le fais pour les autres à qui cela pourrait sauver la vie», conclut-il.

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