Quatre ans de prison pour un agresseur

Christian Houle... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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Christian Houle

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Christian Houle a été condamné à quatre ans d'emprisonnement à être purgés dans un pénitencier fédéral pour avoir agressé sexuellement une jeune gardienne pendant deux années et demie. Les faits qui lui sont reprochés se sont produits au début des années 1990 à Drummondville.

La victime, dont on ne peut dévoiler l'identité vu son jeune âge au moment des crimes, a tenu à se faire entendre devant la juge Marie-Josée Ménard. Elle a décrit avec précision les gestes posés par son agresseur. Presque toutes les semaines, pendant plus de deux ans, il s'est adonné à des relations sexuelles complètes vaginales et anales sur sa jeune victime. L'escalade de violence a mené à un dernier événement particulièrement brutal. C'est à ce moment que l'adolescente a décidé de dévoiler ce comportement à sa mère.

«Au début, il avait plein d'attentions, puis ces petites attentions se sont transformées en gestes sexuels. Avec le temps, les attentions sont disparues et je me rappellerai toujours les derniers gestes beaucoup plus brusques. Je lui ai demandé d'arrêter parce que j'avais envie. Il m'a répondu que je n'avais qu'à y penser avant», se souvient-elle.

L'accusée a affirmé vivre encore aujourd'hui une période de dépression attribuable à ces événements. Elle a quitté la région pendant six ans avant de revenir et affronter ses démons.

«J'étais encore une enfant et il était en position d'autorité. Il aurait dû me protéger plutôt que de m'abuser. Je garde toujours des cicatrices des gestes posés. Pour assouvir ses bas instincts, il m'a privé de la vie que j'aurais pu avoir», ajoute-t-elle.

«Dégradants et intrusifs»

Afin de limiter sa période d'incarcération, Houle a tenté de convaincre la magistrate que l'adolescente était à l'origine de ces relations sexuelles et qu'elle était consentante. La juge Ménard n'y a toutefois pas cru.

«Une enfant de 12 ans ne peut pas être à l'origine de tels actes. Il s'agit d'une tentative que vous faites pour atténuer les gestes posés et je ne la retiens pas. Ces gestes sont dégradants et intrusifs. Ils ont des conséquences graves et permanentes sur votre victime», a-t-elle indiqué au moment de rendre son verdict.

La juge a, par ailleurs, dit souhaiter que l'accusé profite de ces années derrière les barreaux pour suivre une thérapie et pour se responsabiliser en lien avec les gestes commis il y a une vingtaine d'années.

«Je souhaite que cela vous permette de trouver les outils nécessaires pour que vous ne récidiviez pas. Si vous commettez à nouveau des crimes sexuels, la peine sera plus sévère», a-t-elle averti.

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