Mort de Régis Marcoux: le coroner élimine le geste volontaire ou criminel

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Régis Marcoux est décédé en novembre 2013, à Warwick.

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Selon les informations recueillies par le coroner Pierre Bélisle, c'est un problème électrique qui serait à l'origine de l'incendie qui a coûté la vie de Régis Marcoux, le 29 novembre 2013, à Warwick. Ce dernier conclut ainsi à une mort accidentelle, éliminant les hypothèses d'un geste volontaire ou de l'intervention criminelle d'un tiers.

« Bien qu'en raison de l'importance des dommages causés par le feu et l'eau les techniciens en scène d'incendie n'aient pu établir avec certitude la cause de l'incendie, les indices permettraient de croire qu'un problème dans le câblage électrique courant dans un mur menant à la sécheuse à linges pourrait être à l'origine de l'incendie », écrit-il.

Selon des proches, la victime de 38 ans était affligée d'une maladie dégénérative et invalide depuis longtemps. Il recevait peu de gens, sinon ses jeunes enfants en fonction de son horaire de garde. Son état de santé et le fait qu'il ait été retrouvé sur le ventre, près de son lit, avaient entretenu l'hypothèse du geste de volontaire.

À l'autopsie, les spécialistes ont prélevé un échantillon de sang fémoral, lequel révélait un taux de monoxyde de carbone de 80%, ce qui est en tout cas mortel et permet de conclure à une asphyxie.

« L'examen externe du corps ne révèle aucune lésion traumatique si ce n'est les artefacts de la chaleur et du feu reliés à l'incendie. L'analyse interne a révélé que le sang et les muscles sont de couleur rouge-cerise, ce qui suggère une intoxication au monoxyde de carbone. Il n'y a aucun élément dans le rapport qui permettrait de relier ce décès à des blessures infligées par un tiers ou des problèmes de santé préexistants », conclut le coroner.

Les enquêteurs ont noté la présence de plusieurs détecteurs de fumée dans l'immeuble, sans pouvoir affirmer que tous étaient en bon état de marche.

C'est une passante qui, remarquant la présence d'une fumée importante se dégageant de l'immeuble résidentiel, a alerté les services d'urgence vers 3h20 dans la nuit. Les policiers du poste de la MRC d'Arthabaska et les pompiers du Service des incendies de Warwick se présentent rapidement sur les lieux. À leur arrivée, c'est l'embrasement général. Lorsque le feu est maîtrisé, M. Marcoux est retrouvé sans vie dans une pièce à l'étage.

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