Une famille jamais oubliée, 50 ans après le drame

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Le drame qui avait décimé la famille de Clémence Palardy-Giroux avait fait la manchette de La Tribune du 2 janvier 1965.

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(SHERBROOKE) Ce midi-là, Georgina Godbout est montée à bord d'une voiture avec ses trois fils, une de ses belles-filles et quatre de ses petits-enfants. Toute la famille s'en allait dîner chez l'une des filles de Georgina pour célébrer le Nouvel An.

Clémence Palardy-Giroux... (Imacom, Jocelyn Riendeau) - image 1.0

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Clémence Palardy-Giroux

Imacom, Jocelyn Riendeau

Les conditions routières difficiles ont toutefois changé les plans de la famille. D'un seul coup, une collision frontale entre Bishopton et East Angus a fait six morts et trois blessés dans la même famille en plus de coûter la vie à l'autre automobiliste impliqué. C'était le 1er janvier 1965, il y a 50 ans.

Tant d'années ont passé, mais la tragédie n'a pas été oubliée. Quand un accident fauche autant de vies dans une famille, ça laisse des marques à tout jamais.

« Chaque jour de l'An nous ramène la tragédie. C'est encore difficile quand on y pense », soutient Clémence Palardy-Giroux, qui a perdu sa mère, deux de ses frères, une belle-soeur et deux neveux dans la tragédie.

Enceinte de son quatrième enfant, Mme Palardy-Giroux a subi un énorme choc quand son mari lui a annoncé la nouvelle - avec toutes les pincettes possibles, mais aucune pincette ne peut protéger d'une nouvelle d'une telle violence.

« Ma mère devait venir prendre soin de mes enfants quand j'irais accoucher... » se rappelle celle qui ne pouvait pas participer au dîner du jour de l'An chez sa soeur pour éviter de faire la route avec son ventre de femme sur le point d'accoucher.

«C'est important de se souvenir. C'est une tragédie qui marque une famille»


La route, elle l'a quand même faite quelques jours plus tard pour se rendre au salon funéraire pour dire un dernier au revoir à six membres de sa famille proche. « Le même jour, le 4 janvier, je me rendais à l'hôpital pour accoucher de mon Serge », se souvient Clémence Palardy-Giroux.

Une autre soeur de Mme Palardy-Giroux a aussi accouché dans la même période. « Dans le même hôpital, il y avait moi et ma soeur qui venions d'accoucher, mais aussi mon frère et les deux enfants qui ont survécu. C'était vraiment incroyable comme situation! »

La dame se souvient d'avoir beaucoup souffert des suites de cet accident si violent. « De retour à la maison après mon accouchement, j'ai vécu une déprime. Je berçais mon petit bébé toute la journée, et c'était tout ce que je voulais faire », se rappelle-t-elle avec émotion.

50 ans plus tard, plusieurs membres de la grande famille se sont éteints. De la famille Palardy qui comptait 12 enfants ne reste plus que trois soeurs. Mais les enfants et les petits-enfants ne veulent pas oublier.

« C'est important de se souvenir. C'est une tragédie qui marque une famille », souligne Serge Giroux, celui qui est né le 4 janvier, tout juste après la tragédie.

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