Le forcené du CHUS est remis en liberté

Accusé de voies de fait armées, menaces de mort et avoir fait du tapage dans un... (Imacom, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Accusé de voies de fait armées, menaces de mort et avoir fait du tapage dans un endroit public, le forcené qui a causé tout un émoi au CHUS Hôtel-Dieu le 21 décembre a été remis en liberté sous de sévères conditions.

André Blain a dû déposer par personne interposée 200 $ et s'engager personnellement pour 1000 $ aux greffes du palais de justice de Sherbrooke avant de quitter la détention.

L'individu de 36 ans a d'abord été déclaré apte à faire face aux procédures judiciaires à la suite du dépôt du rapport psychiatrique.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a ensuite entendu l'enquête sur remise en liberté avant de libérer l'individu sous des conditions qu'il a qualifiées de sévères.

En plus de respecter les conditions habituelles de garder la paix et une bonne conduite, Blain devra se présenter une fois par semaine au poste de police et s'abstenir de consommer alcool ou stupéfiants.

C'est après avoir consommé une quantité de médicaments et d'alcool que Blain s'est présenté à l'urgence de l'Hôtel-Dieu dans la nuit du 20 au 21 décembre dernier. Il avait été admis au centre hospitalier par ambulance en raison d'un état mental perturbé et dépressif.

L'homme serait entré dans un état de crise lors de son évaluation aux environs de 4 h 40 forçant les infirmiers à quitter rapidement le local où ils se trouvaient et à laisser le forcené isolé en attente de l'arrivée des policiers.

En état de rage, ce dernier aurait vidé une poubelle contenant bon nombre de seringues souillées et a menacé le personnel avec celles-ci avant de les retourner contre lui-même.

L'homme est demeuré en observation pour que les médecins puissent déterminer ce qu'il a pris et s'il s'est causé des blessures internes. Plus de 200 médicaments différents pouvaient se trouver dans les seringues au rebut.

Aucun membre du personnel du CHUS, ni aucun patient, n'a été blessé.

André Blain est bien connu des autorités pour ses problèmes de santé mentale ainsi que de dépendance à la drogue et l'alcool. Il a déjà fait une dizaine de thérapies pour traiter cette dépendance.

La procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion demandait au tribunal que Blain demeure en garde fermée en thérapie.

Étant donné les dix thérapies précédentes qui ont échoué, le tribunal a plutôt imposé un suivi serré.

Il devra assister aux réunions des Alcooliques anonymes toutes les semaines, prendre rendez-vous avec son psychiatre, suivre ses recommandations, prendre sa médication en respectant la posologie, faire un suivi avec un intervenant social du CSSS-IUGS ainsi qu'avec un intervenant du Centre Jean-Patrice-Chiasson.

Me Philippe Gilbert de l'aide juridique a fixé le retour du dossier de son client au 26 février 2015.

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