Un forcené menace des employés du CHUS avec des seringues souillées

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(Sherbrooke) Un individu a provoqué tout un émoi dans la nuit de samedi à dimanche alors qu'il a menacé de s'en prendre au personnel avec des seringues souillées.

Admis au CHUS-Hôtel-Dieu par ambulance en raison d'un état mental perturbé et dépressif aux environs de minuit, l'homme est soudainement entré dans un état de crise lors de son évaluation aux environs de 4h40 dans la nuit nuit, forçant les infirmiers à quitter rapidement le local où ils se trouvaient et à laisser le forcené isolé en attente de l'arrivée des policiers.

En état de rage, ce dernier aurait vidé une poubelle contenant bon nombre de seringues souillées et a menacé le personnel avec celles-ci avant de les retourner contre lui-même. «Il s'injectait lui-même les seringues souillées de sang et de médicaments inconnus dans le cou et dans les veines, indique le lieutenant Danny O'Connor, du Service de police de Sherbrooke. Il a ensuite menacé de s'en injecter une avec de l'air.»

Sur place, les policiers ont finalement été en mesure de le contenir jusqu'à l'arrivée d'une escouade spécialisée. L'intervention aura duré au total deux heures. «C'était une intervention délicate. Lorsque le groupe d'intervention est arrivé, l'individu s'était passablement calmé. Ils ont négocié avec lui et il a coopéré aux ordres», explique le lieutenant du SPS.

L'homme est toujours sous observation pour savoir ce qu'il a pris et s'il s'est causé des blessures internes. Plus de 200 médicaments différents pouvaient se trouver dans les seringues au rebut. Il fera face lundi matin à des accusations de voie de fait simple et d'avoir proféré des menaces. Aucun membre du personnel du CHUS, ni aucun patient, n'a été blessé.

«Ce qui est arrivé, c'est la gestion d'un patient en crise et on a tout fait ce qu'il fallait, souligne la responsable des communications du CHUS, Sylvie Vallières. C'est clair qu'il y a eu des menaces et il fallait assurer la sécurité des employés et des autres patients. Ça nous a demandé un déplacement de certains patients par mesure de sécurité, mais il n'y a pas eu d'énervement général.» «Ça été une crise bien gérée, et rapidement», a-t-elle insisté.

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