Sudation mortelle: Duclos en appel, les autres en réflexion

Ginette Duclos... (Archives La Pressse)

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Ginette Duclos

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Ginette Duclos, l'une des trois coaccusés relativement au décès de Chantal Lavigne, survenu le 29 juillet 2011 à Durham-Sud, a annoncé ses intentions d'en appeler du verdict de culpabilité prononcé à son égard, le 8 décembre au palais de justice de Drummondville.

Son avocat, Me René Duval, a indiqué avoir expédié sa requête à la Cour d'appel au cours de la journée d'hier. Il devrait apprendre, au cours des prochains mois, si son argumentaire tient suffisamment la route pour faire l'objet d'une audience.

Le criminaliste invoque huit points de droit qui, selon lui, seront suffisants pour renverser la décision de la juge de la Cour du Québec Hélène Fabi. Il considère notamment que sa cliente n'aurait pu prévoir le danger encouru par les victimes de la hutte de sudation lors de la séance fatale.

«Avant de trouver une personne coupable de négligence criminelle, il faut démontrer qu'elle est en mesure de voir le risque, évoque-t-il. Le fait que les participants pouvaient quitter est un facteur extrêmement important et la juge de première instance n'en a pas tenu compte».

Les autres coaccusés, Gérald Fontaine et Gabrielle Fréchette, étudient toujours le dossier, ils ont jusqu'au 8 janvier pour interjeter appel, sans quoi le verdict sera définitif. L'avocat de Fréchette, la leader du groupe, Me Denis Lavigne, devrait être fixé en début de semaine.

«C'est toujours à l'étude, j'ai demandé la collaboration de Me Simon Roy de Sherbrooke dans ce dossier-là. On devrait prendre une décision en début de semaine prochaine à savoir s'il y a possibilité d'en appeler», précise-t-il.

Rappelons que les trois coaccusés ont été déclarés coupables de négligence criminelle causant la mort de Chantal Lavigne et des lésions à Julie Théberge lors d'un exercice de sudation impliquant l'utilisation de pellicules de plastique, de boue, d'édredons et de boîtes de carton. Il a été mis en preuve que les deux femmes ont été victimes de coups de chaleur.

«Les gestes qui ont été posés cette journée-là étaient dangereux à l'égard de la santé des participants et étaient hors norme. Le bon sens le plus élémentaire aurait dû convaincre les accusés de s'abstenir de leur faire vivre une aventure aussi périlleuse», avait conclu la magistrate.

Les coaccusés devraient revenir devant les tribunaux le 23 décembre afin de fixer une date pour les représentations sur la peine.

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