Porno juvénile : priorité aux jeunes victimes

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(SHERBROOKE) La principale mission de l'Équipe d'enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants sur internet (ESEI) de la Sûreté du Québec demeure d'identifier des victimes réelles à la suite de l'arrestation de producteur ou de consommateur de pornographie juvénile.

«Que la victime soit ici ou à l'étranger, il est important d'agir pour que cesse l'exploitation sexuelle sur cet enfant. Les corps de police à travers le monde sont branchés ensemble dans cet objectif d'identifier les enfants pour les sortir des mains de prédateurs sexuels. Il n'y a pas que dans le Sud-Est asiatique ou en Europe de l'est que les enfants sont victimes d'exploitation sexuelle. Il y a aussi des prédateurs sexuels chez nous. Il faut rester à l'affût. Que ce soit ici ou en Thaïlande, c'est aussi important d'agir rapidement pour protéger les enfants», rappelle le lieutenant Jean Lafrenière de l'ÉSEI de la SQ.

Même si le nombre d'arrestations relatives à la pornographie juvénile a subi une importante croissance, le lieutenant Lafrenière ne croit pas que le nombre de prédateurs a suivi la même courbe.

«Il y a plus de signalements et la technologie est de plus en plus performante et accessible. Qu'un ordinateur ne contienne qu'une cinquantaine d'images ou des milliers d'images, il est tout aussi important d'agir. Une vidéo où un enfant se fait exploiter sexuellement est une vidéo de trop. Tant qu'il y aura des consommateurs, il y aura des producteurs de pornographie juvénile qui abusent d'enfants pour les fournir», estime le lieutenant Jean Lafrenière.

Il n'y aurait pas de profil type du consommateur de pornographie juvénile.

«J'ai interrogé des suspects de 18 à 80 ans. Un déviant sexuel n'appartient pas à un profil type. Ils proviennent de tous les milieux, classes sociales ou groupe d'âge», estime le lieutenant Lafrenière.

Un avis que partage la criminaliste sherbrookoise Me Mia Manocchio.

«C'est monsieur Tout-le-monde qui peut être impliqué dans ce type de crime et qui n'échappera pas à la prison. Toucher à la pornographie juvénile met en péril leur liberté», rappelle Me Manocchio.

Le Centre canadien de protection de l'enfance développe des outils d'éducation en matière de prévention de l'abus sexuel envers les enfants. Le matériel est présenté aux jeunes en collaboration avec la Sûreté du Québec notamment.

«Nous émettons aussi des alertes sur les phénomènes nouveaux. Il y a quelques semaines, nous avons informé la population concernant les internautes qui demandaient de l'argent à des adolescents sans quoi ils allaient utiliser des images d'eux interceptées sur internet. Nous tentons d'agir en amont», mentionne le porte-parole de cyberaide.ca, René Morin.

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