Trahi par son ADN, un prédateur sexuel plaide coupable

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(SHERBROOKE) Yves Cloutier, un prédateur sexuel qui a sévi à Granby puis à Sherbrooke, a plaidé coupable mercredi à de multiples chefs d'accusation en lien avec ces agressions sexuelles.

Cloutier a été arrêté en mars 2013 à la suite d'une longue enquête où des correspondances d'ADN ont permis de remonter jusqu'à lui.

La première infraction à laquelle il a plaidé coupable est survenue en juillet 1997 à Granby.

Il est entré par une fenêtre et a agressé sexuellement la femme qui se trouvait dans le logement. Avant de quitter les lieux, il lui a volé 40 $ qui se trouvaient sur la table de nuit. Il a plaidé coupable à l'introduction par effraction, au vol, à l'agression sexuelle ainsi qu'à la séquestration devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

En janvier 2010, il a frappé à la porte d'une femme de Sherbrooke. Il a réussi à entrer dans le logement sous un faux prétexte pour séquestrer la femme et l'agresser sexuellement.

Après avoir commis son crime, il a demandé à sa victime de se laver et de ne pas appeler la police.

Près de deux ans plus tard, en décembre 2011, il est encore une fois entré dans un logement de Sherbrooke.

Il a dit à la femme à l'intérieur de ne pas crier. Il portait alors une tuque et des lunettes qu'il a échappées dans le logement. Il a pris la fuite en laissant ces éléments compromettants sur place.

À partir de cheveux retrouvés dans la tuque, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont réussi à remonter jusqu'à Yves Cloutier.

C'est une autorisation émise par le tribunal qui a permis aux enquêteurs de la Sûreté du Québec de faire la correspondance entre l'ADN retrouvé en 2011 et les deux autres crimes allégués.

C'est le service des projets d'enquêtes spécialisées de la SQ, en partenariat avec les services de police de Sherbrooke et Granby, qui a permis de procéder à l'arrestation du suspect

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme a mentionné au tribunal qu'elle entendait déposer une requête pour que Cloutier soit reconnu délinquant dangereux.

L'homme de 52 ans est détenu depuis son arrestation en mars 2013. Il risque une longue période d'incarcération

C'est Me Nicolas Cossette et Me Jessyca Duval de l'aide juridique qui défendaient l'accusé.

Le dossier a été reporté au 16 janvier prochain pour les observations sur la peine.

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