Les vols de véhicules en baisse importante

Les vols de véhicules sont en baisse importante à Sherbrooke. Depuis 2001, le... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les vols de véhicules sont en baisse importante à Sherbrooke. Depuis 2001, le nombre de véhicules volés a diminué de 87 pour cent.

En nombre absolu, 1203 véhicules avaient été rapportés volés en 2001, alors qu'en 2013, le Service de police de Sherbrooke a enregistré 158 vols de véhicules à moteur.

Il y a 13 ans, les données de Statistiques Canada plaçaient Sherbrooke au premier rang québécois pour ce type de vol. La tendance à la hausse de 44 pour cent au début des années 2000 a été renversée de façon draconienne.

« Sherbrooke faisait face à deux problèmes majeurs concernant les vols de véhicules, soit les vols en réseau ainsi que le volume important de véhicules volés. Il y avait un bon bassin de véhicules et des réseaux de voleurs actifs. La situation était alarmante », se rappelle le criminologue du Service de police de Sherbrooke, Tony Brien.

Le SPS a mobilisé non seulement sa division des enquêtes, mais aussi ses patrouilleurs, son service des communications et la division de sécurité des milieux pour attaquer le problème de front.

« C'est un effort concerté qui a permis de faire piquer du nez le nombre de vols de véhicules. Nous avons mis en place des patrouilles ciblées dans les secteurs à risque. Les endroits de prédilection pour les voleurs de véhicules comme le Carrefour de l'Estrie, le CHUS ou le cinéma Galaxy ont été surveillés plus attentivement. Des feuillets d'information sur les conseils de prévention ont aussi été distribués aux automobilistes. Les citoyens sont maintenant beaucoup plus vigilants », explique Tony Brien.

Et il y a eu une opération majeure menée par le SPS et la Sûreté du Québec concernant les vols de véhicules, le 2 avril 2008. L'opération Calepin avait permis d'ébranler un réseau de voleurs et receleurs de véhicules à l'échelle internationale qui avait des assises notamment à Sherbrooke. La preuve recueillie dans le cadre de l'enquête s'échelonnait du 1er juin 2006 au 31 mars 2008.

«Cette tendance à la baisse ne s'explique pas seulement par un travail d'enquête et une telle opération policière. Il y a eu une vaste mobilisation de ressources policières.»


La principale tête dirigeante de ce réseau, Stéphane Boutet, avait plaidé coupable et a été envoyée en prison pour sept ans pour des crimes de complot, de vol et de recel de pièces d'autos et de véhicules ainsi que pour gangstérisme.

« Cette tendance à la baisse ne s'explique pas seulement par un travail d'enquête et une telle opération policière. Il y a eu une vaste mobilisation de ressources policières. Il faut aussi rendre du crédit aux constructeurs automobiles qui mettent maintenant des obstacles plus importants pour les voleurs de véhicule comme des clés à puce, de meilleurs systèmes de verrouillage ou d'antidémarrage », mentionne M. Brien.

Il explique que la baisse de vols de véhicules dans une municipalité comme Sherbrooke permet d'avoir un impact sur la baisse des primes d'assurances.

« Les primes sont proportionnelles au risque sur un territoire. Moins il y a de vols de véhicules, plus les primes baissent », rappelle M. Brien.

Malgré la baisse du nombre de vols et l'opération majeure de 2008, le criminologue ne peut affirmer que les réseaux de voleurs de véhicule ont déserté Sherbrooke. « Les réseaux de voleurs sont moins actifs sur le territoire, mais il y en a encore qui viennent de l'extérieur. Le phénomène n'est pas à négliger », estime le criminologue du SPS.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer