Shahram Pahlavan Miragha apte à faire face à la justice

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Shahram Pahlavan Miragha prétend avoir livré des informations à la GRC concernant un attentat au parlement à Ottawa.

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(SHERBROOKE) Shahram Pahlavan Miragha est apte à faire face aux procédures judiciaires.

L'homme de 59 ans prétend avoir livré des informations à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) concernant un attentat « imminent» au parlement à Ottawa, trois jours avant que Michael Zehaf-Bibeau n'y débarque après avoir abattu le militaire Nathan Cirillo au monument commémoratif de guerre.

Miragha a été arrêté le 30 octobre dernier pour bris de conditions, mais tout le contexte derrière ces accusations incite les autorités judiciaires à pousser plus loin leur investigation.

L'accusé faisait l'objet de mandats d'arrestation à Saint-Jérôme pour une affaire d'agressions sexuelles, voies de fait et séquestration dans un contexte de violence conjugale ainsi que de bris d'engagements, fraude, harcèlement et vol d'électricité à Montréal.

Évalué par la psychiatre judiciaire Dre Karine Forget, Miragha a été déclaré apte à traverser le processus judiciaire.

«Nous reprenons donc le processus judiciaire. Des troubles de personnalité narcissique et paranoïaque ont été décelés, mais aucun trouble psychotique n'a été diagnostiqué», explique la procureure aux poursuites criminelles Me Nathalie Rodiboux.

Lors de son passage devant le tribunal au début novembre, Shahram Pahlavan Miragha avait expliqué en détails sa prétendue tâche de fournir des renseignements aux autorités canadiennes depuis 2005. M. Miragha dit avoir obtenu des informations concernant un possible attentat terroriste lorsqu'il était à la chasse en Ontario au début octobre. Il se serait rendu à la GRC et au Service canadien de renseignements de sécurité (SCRS) pour donner ces informations les 20 et 21 octobre derniers.

«Nous ne pouvons pas conclure que les informations qu'il prétend détenir sont véridiques. Ces informations n'ont pas pu toutes être vérifiées, mais des enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada et de l'Agence des services frontaliers du Canada suivent le dossier». explique Me Robidoux.

La GRC affirme que cet individu n'est pas un sujet d'intérêt pour les autorités.

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