Accusations de meurtre et d'incendie criminel pour un Drummondvillois

Serge Leclerc a été amené au palais de... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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Serge Leclerc a été amené au palais de justice de Drummondville.

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Le propriétaire de la résidence incendiée, lundi matin, sur la rue Gaudet à Drummondville, Serge Leclerc, a été formellement accusé de meurtre prémédité, ainsi que d'incendie criminel, mardi après-midi, au palais de justice de Drummondville.

L'homme de 62 ans s'est présenté seul devant la juge de la Cour du Québec Marie-Josée Ménard. Cette dernière lui a fait comprendre que, vu la nature des accusations portées contre lui, il était préférable qu'il obtienne les services d'un avocat.

« Il apparaît clair que c'est un processus avec lequel vous n'êtes pas familier, a lancé la magistrate. En cours de route, il y aura des décisions, des évaluations et des réflexions. Vous avez intérêt à être bien informé ».

Vu la nature des événements, la procureure de la Couronne Me Magali Bernier s'est objectée à ce qu'on remette Leclerc en liberté jusqu'à la tenue de son procès. Ce dernier pourra en faire la demande devant la Cour supérieure d'ici son retour au palais de justice prévu pour vendredi.

La procureure n'a pas cru bon demander à ce que l'on évalue l'aptitude à comparaître de Serge Leclerc, comme c'est souvent le cas dans les dossiers de meurtre. « Il n'y a aucun fait qui me permette de soumettre une telle demande à la juge », estime-t-elle.

Un drame conjugal?

Pour l'instant, aucune source officielle n'a voulu s'avancer concernant l'identité de la victime et son lien avec le présumé agresseur. Selon des témoins, il s'agirait de sa conjointe, Patricia Lafleur, âgée de 54 ans. Le corps a été envoyé au laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale pour confirmation de l'identité.

On en sait également bien peu sur les circonstances du décès de la dame. Selon des témoins, elle aurait des marques de lacération dans la région du cou. Les causes du décès seront expliquées dans le cadre des procédures judiciaires.

Rappelons que Serge Leclerc a été appréhendé alors qu'il se trouvait à l'extérieur de sa résidence en feu, peu avant 7h, lundi matin. Blessé, il a été transporté au centre hospitalier. Lorsque son état de santé l'a permis, les policiers l'ont rencontré pour l'interroger, puis ont procédé à son arrestation.

Au moment de sa comparution initiale, il arborait des ecchymoses évidentes au visage et semblait avoir de la douleur à une jambe.

Selon des témoins, l'accusé était un ancien travailleur de la SAAQ et sa présumée victime y oeuvrait toujours. L'événement demeure source d'étonnement pour plusieurs proches.

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