Agressions d'une femme déficiente: 3 ans de prison pour Lafond

Alain Lafond... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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(SHERBROOKE) Sans présenter ses excuses à la famille de sa victime, Alain Lafond a pris, mardi, le chemin du pénitncier.

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Louise Ruel

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L'homme de 56 ans, sans antécédent judiciqaire, a été condamné à cette peine de prison après avoir reconnu sa culpabilité aux accusations d'attouchements sexuels et incitation à des contcats sexuels sur une jeune femme vivant avec une déficience intellectuelle.

Lafond a commis les gestes criminels allant d'attouchements aux parties génitales jusqu'à des relations sexuelles complètes.

Louise Ruel, la conjointe d'Alain Lafond, a aussi participé à ces gestes criminels.

Celle qui était la chauffeuse d'autobus de la victime a aussi reconnu ses torts. Son avocat Me Joël Bourassa a remis le dossier au 20 janvier 2015 pour les observations sur la peine.

Me Kim Dingman en défense et le procureur aux poursuiets criminelles Me André Campagna ont présenté une suggestion commune au juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

«Je peux vous dire que le type de délit que vous avez commis une d'une gravité importante au Code criminel. Il a été commis à l'endroit d'une personne que l'on sait vuljnérable ce qui fait en sorte que le crime s'avère encore plus odieux. NVous avez profoité et abusé de sa naïveté», a mentionné à l'accusé le juge Conrad Chapdelaine en imposant la peine de 36 mois de détention.

La victime ainsi que sa famille ont tenu à déposer des lettres au tribunal pour faire part des impacts de ce crime sur leur vie.

«Vous avez abusé des liens avec ces gens qui vous faisaient confinace. Vous els avez trahi et blessé pour le reste de leur vie», a ajouté le juge Chapdelaine.

Invité à s'adresser au tribunal avant de se voir imposer sa peine, Alain Lafond a refusé de dire quoi que ce soit.

Le père de la victime rappelle que ces gestes ont affecté toute la famille.

«Il n'a même pas eu le coeur de se retourner et de dire quelque chose et s'excuser. Ces gens-là étaient nos amis. Nous avons fait des voyages ensemble. Tu ne sais jamais ce qui peut se passer. Maintenant, nous vérifions plus où ma fille se trouve», mentionne le père de la victime, dont le tribunal exige de préserver l'anonymat.

Le père de famille explique que sa famille a fait l'objet d'un suivi psycholoqiue à la suite de ces événements.

«Maintenant, elle va bien. Mais sa vie est marquée», soutient le père de la victime.

Alain Lafond a plaidé coupable à la première opportunité raisonnable aux événements survenus du 1er mai 2009 au 25 août 2013.

«C'est sur la maturité intellectuelle que le dossier était basé parce que la plaignante était majeure. Un rapport attestant que la polaignante avait moins de 16 ans d'page mental au moment des événements. Mon client en faisait une lecture toute autre. Après étude de la preuve, la plaignante n'avait pas la maturité intellectuelle de consentir», explique l'avocate de la défense Me Kim Dingman.

La peine imposée se situe dans la «fourchette» des peines pour ce type de crime.

«L'accusé a fait en sorte que la victime n,a pas eu à venir témoigner, ce qui aurait été très pénible pour elle de parler des gestes commis», explique Me André Campagna.

Alain Lafond a dû prendre une retraite anticipée après avoir été incarcéré dans cette affaire.

Son nom sera inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité.

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