Drummondville: le meurtre suivi d'un suicide n'est pas écarté

L'incendie a lourdement endommagé la résidence.... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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L'incendie a lourdement endommagé la résidence.

Photo collaboration spéciale Éric Beaupré

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) La résidence incendiée sur la rue Gaudet à Drummondville a possiblement été le théâtre d'un drame familial, lundi au petit matin.

Peu avant 6 h, le Service de sécurité incendie a reçu un appel provenant d'une voisine afin de signaler un violent incendie. Lorsque les premiers intervenants sont arrivés sur place, le feu avait déjà envahi une bonne partie de la résidence unifamiliale d'un étage. À l'extérieur de la maison, ils ont découvert un homme, blessé.

« Il nous a donné l'information qu'il y avait une personne toujours dans la résidence. Nous avons entamé les recherches, mais ce n'est qu'une fois l'incendie maîtrisé, vers 10 h, que le corps d'une deuxième victime a été retrouvé dans la maison », explique le chef de division du Service de sécurité incendie de Drummondville, Andrew Barr.

Considérant comme suspecte la source du brasier, les pompiers ont transféré le dossier à la Sûreté du Québec, qui a mandaté son Service d'enquête sur les crimes contre la personne afin de faire la lumière sur la situation.

Au moment d'écrire ces lignes, l'hypothèse du meurtre suivi d'une tentative de suicide n'était pas écartée. On en saura plus lorsque l'homme blessé sera en mesure de témoigner. Il a été transporté à l'hôpital Sainte-Croix pour soigner de graves blessures, mais on ne craindrait pas pour sa vie.

«Je devais aller porter les enfants chez ma mère, c'est elle qui a appelé lorsqu'elle a aperçu la fumée.»


Le corps de la dame, qui pourrait être sa conjointe, a été envoyé au laboratoire médico-légal pour que l'on procède à une autopsie. Vu l'état de la dépouille, cette procédure permettra notamment de confirmer son identité. L'analyse du dossier a été confiée au coroner Yvon Garneau.

Un couple peu connu

La rencontre des voisins immédiats du 5180 rue Gaudet n'a pas permis d'en apprendre beaucoup sur les causes du drame. L'homme répondrait au nom de Serge Leclerc. Lui et sa conjointe étaient plutôt discrets.

Ayant affaire dans le secteur, le directeur général de Microage à Drummondville, Renaud Côté, a été témoin du branle-bas de combat.

« Je devais aller porter les enfants chez ma mère, c'est elle qui a appelé lorsqu'elle a aperçu la fumée. Je suis littéralement resté pris dans la cour de la résidence de mes parents. Ça s'est fait tellement vite, il y avait des véhicules d'urgence partout », raconte-t-il.

L'incendie a nécessité l'intervention de 25 pompiers. Il a lourdement endommagé la résidence et sa maîtrise a nécessité deux heures de travail.

Crimes contre la personne

L'homme a été rencontré lundi en soirée par les enquêteurs du Service des enquêtes sur les crimes contre la personne, précise le porte-parole de la SQ, Hugo Fournier.

«Les enquêteurs vont terminer l'expertise de la scène et poursuivre leurs démarches afin d'éclaircir les circonstances de cet incendie qui a fait une victime», signale-t-il.

«Pour l'instant, nous ne pouvons élaborer sur le statut de l'homme qui a été rencontré par les enquêteurs ni sur le lien qu'il y avait entre lui et la personne décédée dans l'incendie.»

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