Pornographie juvénile: la SQ arrête un autre individu

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(SHERBROOKE) Dans un contexte où un enseignant du primaire a réglé ses comptes avec la justice en matière de pornographie juvénile, qu'un autre individu vient d'être arrêté pour un crime qui y est relié, CIVAS-Estrie manque de place.

L'équipe d'enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants sur internet de la Sûreté du Québec a procédé, jeudi, à l'arrestation d'un homme de 60 ans de Sherbrooke.

Son ordinateur a été saisi et sera analysé au cours des prochaines semaines. Diverses accusations en lien avec la pornographie juvénile devraient être portées contre l'individu au cours des prochaines semaines.

Pendant que les cas d'individus arrêtés en possession de pornographie se multiplient en région, le Centre d'intervention en violence et agressions sexuelles (CIVAS-Estrie) déborde. Rappelons qu'un enseignant du primaire Simon Fortier a plaidé coupable à douze chefs d'accusation en lien avec le leurre d'enfants et la pornographie juvénile, mercredi.

La directrice générale de cet organisme qui vient en aide aux hommes aux prises avec des dépendances sexuelles déviantes explique qu'une personne qui s'y présente doit attendre jusqu'en août 2016 avant d'y entreprendre une thérapie.

«Nous avons 22 mois d'attente. Nous aidons les personnes qui présentent des problèmes d'inceste, d'agression sexuelle, de voyeurisme ou d'exhibitionnisme depuis 21 ans. Notre thérapie de 20 mois se déroule à raison de quatre heures par semaine, dont une heure en cheminement individuel», explique la directrice générale de CIVAS-Estrie, Sara Martinet.

Une trentaine d'hommes peuvent ainsi être aidés par CIVAS-Estrie annuellement.

«Nous n'avons que deux intervenants, mais nous pourrions en occuper cinq à temps complet. Environ 85 pour cent de notre clientèle est référée par le système de justice, les tribunaux ou des organismes communautaires. Je dis que nous avons 15 pour cent de volontariat, mais souvent ils sont confrontés à un ultimatum pour se rendre ici», estime Sara Martinet.

Cette dernière n'est pas surprise de la recrudescence des hommes arrêtés pour des crimes de nature sexuelle particulièrement en matière de pornographie juvénile.

«La pornographie juvénile est accessible par ordinateur, tablette ou téléphone mobile. C'est vécu dans l'isolement. Une personne qui en est dépendante peut assouvir sa dépendance facilement. Ce sont des gens qui souffrent de leur dépendance. Ils se sentent honteux de ce qu'ils font», soutient la directrice générale de CIVAS-Estrie, Sara Martinet.

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