Attaque au couteau dans un dépanneur: «Elle voulait me tuer»

Le propriétaire du dépanneur Madipro, Toa Yang.... (Imacom, René Marquis)

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Le propriétaire du dépanneur Madipro, Toa Yang.

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(SHERBROOKE) «Si quelqu'un vient ici armé pour voler de la nourriture ou de l'argent, je ne me défendrai pas. Mais si on veut s'en prendre à ma vie, je vais me défendre.»

C'est en plein ce que le propriétaire du dépanneur Madipro, Toa Yang, a fait dimanche soir quand une femme s'est présentée à son commerce armée d'un couteau.

«Au départ, je pensais qu'il s'agissait d'un homme. Son visage était caché par un foulard. Elle n'avait pas l'air normal. Elle marchait étrangement», raconte M. Yang à La Tribune en montrant les images captées par les caméras de surveillance de son magasin.

«Sans dire un mot, elle s'est présentée derrière le comptoir en pointant le couteau vers mon ventre. Elle voulait me tuer. J'ai réagi. J'ai réussi à prendre son bras et à la mettre par terre.»

Tout s'est passé rapidement, ajoute-t-il. Les policiers ont été appelés à se rendre au dépanneur de la rue Sainte-Famille, près de la 11e Avenue, vers 22 h 10.

La femme de 27 ans a été arrêtée et amenée au quartier général du Service de police de Sherbrooke (SPS). La Sherbrookoise est connue des policiers.

Toa Yang, qui est propriétaire du commerce depuis seulement deux mois, n'a pas été blessé. «Je sais que c'est un métier dangereux», dit-il. L'homme d'affaires d'origine chinoise avait été propriétaire d'un dépanneur dans la région de Montréal.

Il dit avoir déjà suivi des cours d'autodéfense dans sa jeunesse en Chine. «Je lui ai dit de ne pas bouger en attendant les policiers», raconte M. Yang, encore tout remué par les événements survenus 12 heures plus tôt. «Elle n'était pas très forte pour se battre...»

Pour sa part, la suspecte a été accusée de voies de fait armées et de port de déguisement dans le but de commettre un acte criminel. La Couronne s'est opposée à sa remise en liberté. Son dossier reviendra devant le tribunal lundi prochain.

Son avocate, Me Mia Manocchio, va examiner la preuve entre-temps.

Hier matin, le Service de police de Sherbrooke disait détenir la suspecte pour tentative de meurtre et vol qualifié, mais laissait à la Couronne le soin d'évaluer la preuve pour en déterminer les chefs d'accusation officiels.

M. Yang considère qu'elle voulait le tuer. «C'est la première fois que je me fais attaquer comme ça dans un dépanneur. Elle n'a pas parlé. Pas un mot. Elle voulait juste m'attaquer avec son couteau.»

«Aujourd'hui, je pourrais être mort. Un peu plus et c'était mon employé qui devait être dans le dépanneur. Je venais de lui dire qu'il pouvait s'en aller chez lui, car il avait de l'école ce matin (hier).»

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