Les arnaqueurs du web demeurent actifs

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(SHERBROOKE) La Régie de police de Memphrémagog (RPM) met la population en garde contre des arnaqueurs qui agissent sur internet pour soutirer de l'argent à leurs victimes.

La RPM dit avoir reçu des plaintes de citoyens menacés d'extorsion au cours des dernières années. Dans la majorité des cas, les victimes sont entrées en contact par internet ou par un réseau social avec des inconnues. Après quelques échanges, ils leur demandent de se dévêtir devant la caméra.

«L'arnaque survient lorsque l'inconnue informe la victime que la séance a été enregistrée et qu'elle sera diffusée sur le web à moins qu'elle ne paie une somme qui varie souvent entre 2000 et 3000 $. Le paiement se fait normalement par Western Union ou Moneygram, explique Paul Tear, porte-parole de la RPM.

«Une fois le paiement effectué, les arnaqueurs reviennent à la charge pour en demander davantage. Nous n'avons pas beaucoup de cas, mais nous croyons que beaucoup de gens ne portent pas plainte à cause de la honte qu'ils ressentent après avoir été dupés.»

Il est pratiquement impossible de retrouver les auteurs de ce type de fraude, ajoute-t-il. Cette forme de cybercriminalité est télescopée depuis l'étranger ou passe par plusieurs serveurs. La meilleure option demeure donc la prévention auprès des internautes, dit M. Tear.

En aucun temps, il faut échanger sur internet toute forme d'information personnelle ou d'images compromettantes de soi, même avec une personne connue. «Dans ce dernier cas, pour une raison ou une autre, si un conflit survenait entre les deux individus, elle pourrait se servir de ces images pour faire du chantage ou de l'extorsion.»

«Si quelqu'un détient présentement ces images de vous, demandez-lui de les détruire et de ne garder aucune copie», suggère le porte-parole de la RPM.

En cas de menace de les diffuser, il ne faut pas envoyer d'argent. «Il pourrait vous en coûter très cher. Il faut bloquer les adresses courriel de ces personnes, aviser les contacts de faire de même, exiger de la part des sites internet qui diffusent les images de les retirer», énumère le policier magogois.

«De plus, toute personne qui se pose ou se filme et fait parvenir le matériel à une autre personne, risque de se voir accusée de production et de distribution de matériel pornographique si le contenu est considéré obscène au sens du code criminel. Et si c'est fait par une personne mineure, elle pourrait être accusée de distribution de pornographie juvénile. Le code criminel ne fait pas de distinction à savoir qui recevra la photo ou la vidéo.»

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