Une semaine sans nourriture à la prison Talbot

Quatre hommes ont entrepris une grève de la faim lundi dernier au Centre de... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Quatre hommes ont entrepris une grève de la faim lundi dernier au Centre de détention de Sherbrooke, pour dénoncer leurs conditions d'emprisonnement.

Enis Bajrektatrevic et ses compagnons de cellule Claude Forget, Denis Hachey et James Godue disent avoir été transférés du secteur H2 au secteur H3, où les normes de sécurité sont plus élevées, sans être informés de la raison de ce déplacement. «Il aurait fallu qu'ils nous informent au bout d'une semaine pour que l'on sache pourquoi [on a été transférés dans le H3]. Là, ça fait 18 jours», disait hier M. Bajraktatrevic, qui juge que le secteur H3 est éloigné des autres détenus, inadéquat et trop petit.

Pour dénoncer ce transfert, les quatre détenus refusent les plateaux de nourriture qu'ils se font amener depuis huit jours aujourd'hui, et ne font que boire de l'eau à laquelle ils ajoutent un peu de sucre. «Ça commence à être rough, on a mal au ventre, on a hâte que ça finisse», dit M. Bajraktatrevic.

Celui-ci affirme que les grévistes de la faim ont reçu la visite des supérieurs de la prison Talbot venus s'informer des conditions pour qu'ils quittent le secteur H3. Pour l'instant toutefois, ils ne savent toujours pas pourquoi ils ont été transférés au H3 ni quand ils le quitteront.

«La seule chose que nous voulons, c'est de retourner dans le secteur sécuritaire [H2]. Nous ne savons pas pourquoi nous sommes gardés ici. Certains gardiens compatissent à nos conditions de détention, alors que d'autres nous mettent de la pression pour que nous cessions cette grève de la faim en nous retirant des privilèges. Il semble y avoir un vice de procédure qui fait en sorte que nous sommes gardés dans un secteur super sécuritaire sans raison. Personne ne devrait vivre dans de telles conditions», affirme le prévenu.

Les quatre hommes affirment que le Centre de détention de Sherbrooke «viole la Charte des droits et libertés des résidants détenus en attente de se prévaloir de leurs droits devant les tribunaux de la justice de notre pays». Ils souhaitent «changer les conditions de détention de la prison Talbot de Sherbrooke dans le secteur H3 pour cruauté mentale et psychologique».

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