Un frère incestueux condamné à trois ans de prison

Après avoir présenté ses excuses à sa soeur, un frère incestueux de Sherbrooke... (Archives Bloomberg)

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(SHERBROOKE) Après avoir présenté ses excuses à sa soeur, un frère incestueux de Sherbrooke a été condamné à trois ans de prison jeudi au palais de justice de Sherbrooke.

L'homme de 29 ans, dont on ne peut révéler l'identité pour protéger celle de la victime, a plaidé coupable à la grave accusation d'inceste commise le 31 janvier dernier. Si l'on retranche la détention provisoire, c'est une peine de 23 mois qu'il restera à purger pour l'individu qui a commis les gestes criminels alors que sa soeur dormait.

« Je suis désolé. Je ferais n'importe quoi pour revenir en arrière, mais on ne peut revenir dans le temps. Je regrette mille fois ce que j'ai fait », a mentionné l'individu avant de recevoir sa peine de détention par le juge Gilles Lafrenière de la Cour du Québec.

Le frère et la soeur avaient passé la soirée ensemble dans un bar de Sherbrooke. En état d'ébriété avancé, la femme a choisi de retourner chez son frère où elle était hébergée. À son réveil, elle a constaté que son frère se trouvait dans le coin de la chambre. Elle lui a demandé de sortir ne se rappelant pas d'événements qui auraient pu se dérouler durant la nuit.

C'est en consultant son téléphone qu'elle a constaté que des photos d'elle nue avaient été prises. Une vidéo d'elle et son frère a aussi été tournée. Prise de panique, la victime a effacé les images. Elle a confronté son frère sur les événements et porté plainte à la police. La preuve a été retrouvée par les policiers.

«Je suis désolé.Je ferais n'importe quoi pour revenir en arrière, mais on ne peut revenir dans le temps.Je regrette mille foisce que j'ai fait.»

L'homme avait consommé de l'alcool lorsqu'il est passé à l'acte à l'endroit de sa soeur. L'individu a filmé la scène. C'est cet élément qui a servi de preuve principale contre lui.

La jeune femme a tenu à exprimer l'impact de ces gestes à son frère avant qu'il ne soit condamné à la peine de détention.

« Je ne suis pas capable de choisir parmi les nombreuses lettres que j'ai écrites concernant les sentiments de confusion, de rage, d'incompréhension ou de manque de respect que je ressens », explique la femme qui a été félicitée par le juge Lafrenière pour sa démarche.

Cette dernière a tenu à dire à son frère qu'il doit se reprendre sa vie en main.

« Moi aussi j'ai vécu une dépression à la suite de ces gestes. C'est vraisemblablement ce qu'il vivait lorsqu'il a commis ces gestes. Je lui ai dit de ramasser sa vie. Mon frère n'est pas une personne qui s'exprime facilement. Le seul fait qu'il puisse avoir présenté ses excuses, ça me va », assure la femme.

Le nom de l'accusé sera inscrit au registre des délinquants sexuels pour les 20 prochaines années. Il devra aussi fournir un échantillon d'ADN.

C'est Me Patrick Fréchette qui assumait la défense de l'accusé, alors que Me André Campagna représentait le ministère public.

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