Les détenus de Talbot poursuivent leur combat

Les quatre prisonniers du secteur H3 au Centre de détention de Sherbrooke... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Les quatre prisonniers du secteur H3 au Centre de détention de Sherbrooke tiennent le coup plus de quatre jours après avoir entrepris une grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention.

Depuis lundi, Claude Forget, Enis Bajrektatrevic, Denis Hachey et James Godue, qui sont détenus en attendant leur procès respectif, ne font que boire de l'eau à laquelle ils ajoutent un peu de sucre.

« Nous buvons beaucoup d'eau. Pour l'instant, ça se passe bien, mais c'est certain que nous ressentons certains effets du manque de nourriture », explique Enis Bajrektatrevic qui a joint La Tribune, mercredi.

Ce dernier assure que les quatre hommes restent pacifiques dans cette grève de la faim.

« On tente de nous provoquer un peu en nous mettant de la pression, mais nous ne disons rien. Nous voulons faire valoir nos droits », assure le prévenu du Centre de détention de Sherbrooke.

Les individus qui se trouvent à la prison de la rue Talbot en attendant la suite des procédures judiciaires dans leur dossier sont détenus dans le secteur H3, un endroit qu'ils jugent être éloigné des autres détenus, inadéquat et trop petit.

Ils affirment que le Centre de détention de Sherbrooke « viole la Charte des droits et libertés des résidants détenus en attente de se prévaloir de leurs droits devant les tribunaux de la justice de notre pays ». Ils souhaitent « changer les conditions de détention de la prison Talbot de Sherbrooke dans le secteur H3 pour cruauté mentale et psychologique ».

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