Quatre détenus font une grève de la faim à la prison Talbot

Quatre prévenus du Centre de détention de Sherbrooke affirment avoir entrepris... (Archives La Tribune)

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(Sherbrooke) Quatre prévenus du Centre de détention de Sherbrooke affirment avoir entrepris une grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention.

Les individus qui se trouvent à la prison de la rue Talbot en attendant la suite des procédures judiciaires dans leur dossier sont détenus dans le secteur H3, un endroit qu'ils jugent être éloigné des autres détenus et inadéquat.

« C'est un secteur isolé, ce qui fait en sorte que nous n'avons pas beaucoup de contacts avec les autres détenus », explique l'un des quatre membres du groupe, Claude Forget, qui a joint La Tribune par téléphone.

Forget est retourné en prison en août dernier après seulement quatre mois de liberté et pour non-respect d'engagement, soit de ne pas s'être rapporté au poste de police comme le stipulaient ses conditions. Il avait été condamné à 20 ans de prison pour avoir tiré sur deux policiers en 1993. Il a été condamné pour une tentative de meurtre parce que les policiers ont survécu. En raison de son risque élevé de récidive et de son désintérêt en ce qui concerne les programmes de réhabilitation, Forget était resté derrière les barreaux jusqu'à sa toute dernière journée de sentence.

Lui et les trois autres codétenus en grève de la faim, Enis Bajrektatrevic, Denis Hachey et James Godue, estiment que l'espace dans lequel ils sont détenus est trop restreint. Ils affirment que le Centre de détention de Sherbrooke « viole la Charte des droits et libertés des résidants détenus en attente de se prévaloir de leurs droits devant les tribunaux de la justice de notre pays ».

Dans un courriel, ils affirment entreprendre une grève de la faim « pour changer les conditions de détention de la prison Talbot de Sherbrooke dans le secteur H3 pour cruauté mentale et psychologique ».

« Nos droits sont bafoués. Nous sommes en attente de notre procès. Pour ma part, ça fait moins longtemps que je suis ici, mais les autres eux sont transférés d'un endroit à l'autre. Nous sommes quatre personnes dans un petit secteur. La cellule fait environ huit pieds sur huit pieds. Nous dénonçons la façon dont nous sommes traités », dit Claude Forget.

Ils affirment être détenus dans un espace trop restreint et n'avoir droit qu'à une heure de sortie par jour dans une cour extérieure d'environ trois mètres sur trois mètres.

« Nous sommes confinés dans un espace déjà confiné. La situation est intolérable », ajoute Claude Forget.

Les quatre hommes entendent dénoncer la situation devant le Protecteur du citoyen.

La Sécurité publique au courant

Le Centre de détention de Sherbrooke confirme la situation de grève de la faim entreprise par les quatre prévenus.

« Nous n'émettrons aucun autre commentaire sauf celui que toutes les actions appropriées seront prises par rapport à cette situation », indique le porte-parole du ministère de la Sécurité publique du Québec, Clément Falardeau.

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