Morte à cause de bas dans un four à micro-ondes, selon le coroner

Un rapport du coroner Yvon Garneau émis au cours des derniers jours révèle que... (Archives La Tribune)

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Un rapport du coroner Yvon Garneau émis au cours des derniers jours révèle que la Drummondvilloise Marcelle Vincent est décédée, en mars dernier, des suites d'un incendie provoqué par des bas dans un four à micro-ondes. Au moment d'évacuer la résidence où elle habitait, elle a effectué une chute qui lui a été fatale.

L'enquête des policiers a effectivement permis d'apprendre qu'une occupante des résidences Pelletier, où elle habitait, avait mis ses bas dans un four micro-ondes, ce qui a déclenché un début d'incendie. Lors du déclenchement de l'alarme, plusieurs des résidents ont paniqué, ayant notamment en tête les événements qui se sont produits un peu plus tôt à l'Île-Verte.

« Les personnes à mobilité réduite ont voulu sortir tout de suite à l'extérieur malgré le temps froid, explique le coroner. Tous les témoins rencontrés disent que, malgré ses 94 ans, la victime était très lucide avant l'accident et que, même après, elle disait n'avoir aucun mal et qu'elle refusait de se rendre à l'hôpital ».

En analysant les procédures que devaient suivre les pompiers et les employés de la résidence lors d'une alerte incendie, il appert que les résidents devaient être amenés dans une salle de rassemblement en attendant la suite des événements. Cependant, la panique a pris le dessus et l'évacuation s'est faite de façon désordonnée.

« Possiblement que si les personnes avaient gardé leur calme au cours de cette intervention, la chute de Mme Vincent aurait pu être évitée », estime le coroner, précisant que la résidence comptait 113 personnes âgées au moment du drame.

Résumé des faits

Le 11 mars 2014, vers 22h45, une alarme incendie est déclenchée dans une résidence pour personnes âgées. Les pompiers sont directement alertés par le système d'alarme et, à leur arrivée, il y a odeur de fumée. À ce moment-là, il y a fermeture automatique des portes coupe-feu. Les préposés de la résidence procèdent à l'évacuation des personnes âgées vers l'extérieur. Tout de suite, il y a annonce d'un point de rassemblement à l'extérieur, à l'arrière de la bâtisse.

La victime demeurait à cette résidence depuis un certain temps et était très lucide. Elle était cependant connue pour certains problèmes pulmonaires et faisait de l'asthme. Durant cette évacuation, elle est tombée sur le dos, avec son déambulateur. Malgré une ecchymose qu'elle sentait à l'arrière de sa tête, elle a refusé la demande des ambulanciers de se rendre à l'urgence.

Cependant, elle s'y est rendue, le lendemain, pour plus de vérifications. Un diagnostic d'épanchement pleural important est alors indiqué. L'état de santé de madame Vincent s'est alors détérioré jusqu'à son décès. Cet épanchement sanguin pulmonaire faisait suite à une fracture d'une côte.

Recommandations

Afin d'assurer une meilleure protection de la vie des personnes âgées dans les résidences pour personnes à mobilité réduite, le coroner Garneau a recommandé de prendre connaissance du présent rapport et d'élaborer un plan d'évacuation mieux adapté en collaboration avec le service de sécurité incendie.

Il suggère également de conduire de façon régulière des exercices d'évacuation.

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