Gabrielle Fréchette: «Ce n'est pas moi qui décide de la durée des sudations»

Gabrielle Fréchette après son arrestation en juillet 2011.... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Gabrielle Fréchette après son arrestation en juillet 2011.

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Appelée à témoigner pour sa propre défense, Gabrielle Fréchette, a raconté le déroulement de la hutte de sudation qui a coûté la vie de Chantal Lavigne, le 29 juillet 2011.

Elle a indiqué que l'exercice avait duré tout près de sept heures, et avait pris fin lorsque trois des neuf participants se sont extirpés de leur enrobage de terre, plastique et couvertures.

« Ce n'est pas moi qui décide de la durée des huttes de sudation, a-t-elle précisé. Ce sont les participants. Ils sortent de leur introspection à leur rythme lorsqu'ils ont terminé ou qu'ils ne se sentent plus à l'aise ».

À plusieurs moments au cours de l'exercice, l'accusé a « guidé » ses participants dans un processus de réflexion, leur faisant franchir des « portes » afin de les amener à accroître leur conscience. Selon son témoignage, elle et ses acolytes, Gérald Fontaine et Ginette Duclos, ont gardé un oeil attentif sur l'état de santé des participants. Jamais elle n'a douté qu'un d'entre eux puisse souffrir de problème de santé. C'était jusqu'à ce que Julie Théberge manifeste de premiers symptômes.

« Elle s'est levée et a demandé du sucre. Je suis restée avec elle et Gérald est allé lui chercher du jus. Elle en a pris quelques gorgées, puis j'ai vu que sa main n'était pas normale. Elle était courbée, comme si elle avait été figée. Je me suis inquiété et j'ai appelé Info-Santé, puis les ambulanciers », a-t-elle raconté.

Elle venait tout juste de raccrocher avec les services d'urgence que Ginette Duclos l'a informé que Chantal Lavigne présentait également des ennuis de santé. Consciente au terme de la hutte de sudation, elle s'est évanouie dans les minutes qui ont suivi.

« Je ne voyais aucune signe extérieur qui pouvait laisser présager qu'elle n'allait pas bien, tout était normal jusqu'à ce qu'elle cesse de répondre à nos questions », a-t-elle continué.

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