Meurtre de Réjeanne Pelletier-Charette: le jeune homme reste à Pinel

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Le meurtre de la dame de 82 ans a eu lieu en août 2010 à sa résidence du chemin Rodrigue dans le secteur Rock Forest.

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(SHERBROOKE) Le jeune homme qui a tué Réjeanne Pelletier-Charette n'a pas eu à réintégrer le Centre jeunesse de l'Estrie après la fermeture temporaire de l'unité ultra-sécurisée qui l'accueillait avec d'autres jeunes à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal.

À la suite de cette mesure, 15 adolescents ont été transférés de l'Institut Philippe-Pinel vers des centres jeunesse et d'autres institutions. La Presse révélait lundi que le réseau des centres jeunesse, tout de même moins préparé à faire face à leur agressivité et à leurs problèmes de santé mentale souvent sévères, a dû réintégrer la plupart d'entre eux à sa clientèle générale pour une période de six mois, soit du mois d'août jusqu'en février 2015.

La plupart de ces jeunes étaient détenus dans la seule unité de ce type au Québec après avoir été condamnés par la justice pour des crimes violents, notamment des homicides, des agressions armées et des viols.

Une «voie de passage» a été trouvée l'été dernier pour le jeune homme qui avait tué à coups de couteau la dame de 82 ans en août 2010 à sa résidence du chemin Rodrigue dans le secteur Rock Forest alors qu'il était âgé de 16 ans.

15 adolescents ont été transférés de l'Institut vers des centres jeunesse.

«Le jeune homme reçoit toujours les services de santé appropriés à sa condition. Nous sommes allés chercher un mandat à la Cour supérieure pour forcer sa garde en établissement à l'Institut Philippe-Pinel. Il remplissait les critères pour être gardé en établissement contre son gré. Ce mandat surpassait la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents (LSJPA) qui m'empêchait de le garder détenu avec des adultes», explique le directeur de la protection de la jeunesse en Estrie, Alain Trudel.

Le DPJ en Estrie s'est prévalu de l'article P-38 de la Loi sur les services sociaux pour forcer la garde en établissement du jeune homme qui est maintenant majeur.

«Cette loi a préséance sur toutes les autres. Cette disposition s'applique pour une période déterminée. Il aurait été préjudiciable pour lui de le placer hors d'une unité adaptée à ses besoins de services psychiatriques et effectuer un suivi constat. En maintenant ce jeune homme à Pinel, nous assurons sa propre sécurité et celle de la société. Les autres jeunes ont été réintégrés dans les différents centres jeunesse, tout en obtenant des services de Pinel», mentionne Alain Trudel.

À la réouverture de son unité à l'Institut Philippe-Pinel, le jeune homme la réintégrera. Il peut continuer ses traitements de changement structurel notamment pour traiter son trouble sévère de l'attachement.

En octobre 2013, le jeune homme à l'origine du meurtre de Réjeanne Pelletier-Charette a été condamné à une peine sept ans de mise sous garde en chambre de la jeunesse, dont trois à purger à l'Institut psychiatrique Philippe-Pinel de Montréal.

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