Décès par sudation

Chantal Lavigne était «hypnotisée», selon son mari

«C'est lorsqu'elle a rencontré Gabrielle Fréchette que ça... (La Tribune, Yanick Poisson)

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«C'est lorsqu'elle a rencontré Gabrielle Fréchette que ça s'est mis à mal virer», a témoigné hier Patrick Naud, le mari de Chantal Lavigne, au procès des trois individus accusés relativement à la mort de sa compagne.

La Tribune, Yanick Poisson

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Selon son mari, Patrick Naud, Chantal Lavigne n'était pas elle-même au cours des deux années qui ont précédé son décès. Elle était littéralement obsédée par Gabrielle Fréchette et ses enseignements, comme si elle avait été hypnotisée.

«Elle a toujours eu un petit côté ésotérique. Au début, elle faisait une formation de temps en temps, ce n'était pas si pire que ça. C'est lorsqu'elle a rencontré Gabrielle Fréchette que ça s'est mis à mal virer. Au cours des semaines qui ont précédé son décès, j'ai même pensé au divorce», a témoigné l'homme éploré au procès des trois individus accusés relativement à la mort de sa compagne.

Mme Lavigne occupait un emploi de qualité au Cégep de Victoriaville depuis quelques années et elle était mère de deux enfants lorsqu'elle a décidé de tout laisser derrière afin de suivre une formation intensive de trois ans à la ferme Reine de paix de Durham-Sud.

Elle a profité de son congé de maternité pour assister à sa première année de séminaires, puis a demandé une année sabbatique sans solde pour la deuxième. Elle s'apprêtait à recourir à une deuxième année de vacance lorsqu'elle a rendu l'âme lors d'une séance de sudation trop intense.

Il n'y a pas que son travail qu'elle a abandonné au cours de cette période. Patrick Naud a dû élever ses deux enfants seuls pendant de longues semaines. Afin de vivre et de payer les frais associés à ses formations, Chantal Lavigne a rempli ses cartes de crédit à limites élevées et a négligé de payer les comptes.

«Les chiffes, c'est elle qui s'en occupait et elle l'a toujours bien fait. Je lui donnais un montant chaque mois. Je me suis rendu compte après sa mort qu'elle avait arrêté de payer. Au total, ça donnait 10 000$. Je suis encore en train de payer pour la formation qui l'a tuée et ça, c'est fatiguant un peu», a affirmé Naud, au bord des larmes.

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