Décès par sudation de Chantal Lavigne: le procès commence

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(Drummondville) Le procès conjoint de Gabrielle Fréchette, Ginette Duclos et Gérald Fontaine s'est amorcé, mardi matin au palais de justice de Drummondville, avec le témoignage de cinq policiers qui ont enquêté sur le décès de Chantal Lavigne, survenu le 29 juillet 2011 à la suite d'une expérience de sudation qui a mal tourné.

Les représentants de l'ordre ont expliqué au Tribunal dans quel état ils ont trouvé la ferme Reine de la paix le jour du décès de la mère de famille de Saint-Albert dans les Bois-Francs. Le technicien en scène de crime, Pascal Bernier, a notamment fait état d'une chaleur accablante dans la résidence de style cottage.

« C'était une journée chaude et humide, je portais un t-shirt et des pantalons et je suais abondamment juste à prendre des photos et à observer la scène. Il n'y avait aucun système de climatisation », explique-t-il.

Alors que le rez de chaussé a paru tout ce qu'il y a de plus normal aux yeux des enquêteurs, ils ont trouvé à l'étage certains éléments les laissant perplexes. Dans une grande pièce, faisant environ 20 mètres carrés, ils ont trouvé des matelas, des bâches de plastique, une importante quantité de couvertures, ainsi que de la terre noire et des caisses de bière vide.

Il est apparu évident aux yeux des policiers que c'est à cet endroit que l'on procédait aux huttes de sudation. Bien qu'on estime que huit personnes pouvaient être « traitées » simultanément, il n'y avait que quatre lits qui semblaient avoir été occupés cette journée-là. Dans certains, on a retrouvé des excréments, à proximité d'un autre, des traces de vomissure.

« Il y avait des marques de vomissure séchées, ainsi que des excréments dans les draps, nous avons supposé que c'est dans ce lit que se trouvait la victime », suggère M. Bernier.

Plus tard au cours de la journée, Guillaume Bazin, un autre enquêteur en scène de crime, est venu expliquer les différents objets qui ont été saisis sur les lieux. Puis, Michel Hamel a déposé les documents audio mettant en lumière les conversations qu'a eues Gabrielle Fréchette avec les spécialistes d'Info-santé, puis avec les services d'urgence.

Rappelons que le trio est accusé de négligence criminelle causant la mort de Chantal Lavigne et des lésions à une autre victime. La femme de 35 ans avait été conduite à l'hôpital après plusieurs heures de traitement, au cours desquelles elle et sept autres participants ont été invités à s'enduire de boue et se couvrir de plastique et de couvertures. Les participants devaient ensuite se mettre la tête dans une boîte de carton et hyperventiler.

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