Incendie d'origine suspecte dans l'Est

Une résidence inhabitée de la rue Virginie-Laflamme placée... (IMACOM, Julien Chamberland)

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Une résidence inhabitée de la rue Virginie-Laflamme placée sur la liste de vente des immeubles pour défaut de paiement de taxes foncières a subi des dommages de plus de 100 000 $ dans la nuit de jeudi à vendredi.

IMACOM, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) L'incendie de la résidence située au 825 de la rue Virginie-Laflamme à Sherbrooke dans la nuit de jeudi à vendredi pourrait bien être d'origine criminelle.

La cause du feu qui a causé pour plus de 100 000 $ de dommages au bâtiment est pour le moment considérée comme indéterminée.

Cette résidence a été placée cette semaine par la Ville de Sherbrooke sur la liste de vente des immeubles pour défaut de paiement de taxes foncières. Si le montant dû aux autorités municipales n'était pas payé d'ici le 7 novembre, elle devait être vendue aux enchères.

Le propriétaire de la résidence inhabitée depuis plusieurs mois s'avère être Mady Tounkara accusé de tentative de meurtre sur son ex-conjointe.

Tounkara a été remis en liberté dans son dossier criminel, mais doit respecter la condition de rester 24 heures par jour à la maison Renasci à East Angus pour de traiter pour sa dépendance aux stupéfiants. Aucune fugue de sa part n'a été rapportée.

Au moment de commettre les faits de tentative de meurtre dont il est accusé sur la rue Laurier à Sherbrooke en juillet dernier, Tounkara avait consommé une importante quantité de crack.

La résidence venait d'être inscrite sur la liste de vente des immeubles pour défaut de paiement de taxes foncières.

C'est dans un contexte de violence conjugale et de menaces de mort et où il présentait des idées suicidaires que Mady Tounkara aurait tenté le 29 juillet dernier de tuer la femme avec qui il partageait sa vie depuis les 40 dernières années. En plus de l'accusation de tentative de meurtre qui est passible d'une peine maximale de prison à perpétuité, Tounkara doit se défendre des accusations de conduite dangereuse, de voies de fait armées, de voies de fait simple, de séquestration ainsi que d'introduction par effraction.

Les épisodes de consommation de crack de Tounkara se sont répétés depuis plusieurs années. Depuis le début de 2014, il consommait de la cocaïne quatre à cinq fois par semaine à raison d'au moins trois grammes par épisode.

L'homme qui doit revenir devant le tribunal le 4 novembre prochain s'est engagé à faire une cure de désintoxication fermée de six mois.

Les voisins de la résidence incendiée confirment que la maison était inoccupée depuis quelques mois.

«L'incendie a commencé dans le sous-sol du bâtiment. La maison était inoccupée lors des événements. Il y a eu une intervention humaine pour allumer cet incendie. Reste à savoir si c'est accidentel ou non. Nous avons transféré le dossier au Service de police de Sherbrooke», mentionne le lieutenant-inspecteur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke, Gilles Pelland.

«La division des enquêtes criminelles a ouvert un dossier. L'enquête commence à peine. L'analyse de la scène va être faite. Les témoins vont être rencontrés au cours des prochains jours», ajoute le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Le SPS invite toute personne qui détiendrait des informations concernant cet incendie suspect à communiquer avec la division des enquêtes du 819 821-5544.

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