Un frère incestueux risque une peine de prison

Un individu de 29 ans de Sherbrooke devrait reconnaître avoir agressé... (Photo Bloomberg)

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(SHERBROOKE) Un individu de 29 ans de Sherbrooke devrait reconnaître avoir agressé sexuellement sa soeur le 23 octobre prochain.

Détenu depuis son arrestation dans cette affaire en mars 2014, l'accusé pourrait être condamné à une peine de détention.

Le frère et la soeur avaient passé la soirée ensemble dans un bar de Sherbrooke. En état d'ébriété avancé, la femme a choisi de retourner chez son frère où elle était hébergée.

À son réveil, elle a constaté que son frère se trouvait dans le coin de la chambre. Elle lui a demandé de sortir ne se rappelant pas d'événements qui auraient pu se dérouler durant la nuit.

C'est en consultant son téléphone qu'elle a constaté que des photos d'elle nue avaient été prises. Une vidéo d'elle et son frère a aussi été tournée.

Images efffacées

Prise de panique, la victime aurait effacé les images. La preuve a été retrouvée par les policiers.

Elle a confronté son frère sur les événements et porté plainte à la police.

En entrevue à La Tribune, la victime de l'individu n'a pas d'attente en termes de peine, mais souhaite qu'il reçoive de l'aide.

« Je savais que mon frère avait besoin d'aide, mais jamais je n'aurais cru qu'il ferait une telle chose. Je ne réalise pas ce qu'il a fait, mais il était conscient parce qu'il a filmé. Je ne veux pas qu'il passe cinq ou six ans en prison, je souhaite qu'il se prenne en main. Je veux qu'il assume ses gestes », relate la victime.

Même s'il n'y a pas de preuve à cet effet, cette dernière estime que son frère aurait pu ajouter une substance dans la bière qu'elle a consommée dans la soirée qui a précédé cette nuit.

Le frère et la soeur avaient passé la soirée ensemble dans un bar de Sherbrooke.

« Je n'ai aucun souvenir des événements. Je pensais que c'était un rêve. Cependant, lorsque j'ai vu les images sur son cellulaire j'ai constaté ce qu'il avait fait. Je lui ai lancé son téléphone au visage avant de lui dire qu'il avait violé sa petite soeur. C'est la dernière chose que je lui ai dite », mentionne la soeur victime de son frère.

Dépression

Cette dernière a sombré dans une dépression à la suite de ces événements.

« Ça m'a jeté par terre. J'ai cependant reçu de l'aide de la part du CAVAC. Ils m'ont aidé à aller chercher l'aide dont j'avais besoin. J'étais sous le choc à la suite de ces événements. Maintenant, je vais mieux. J'ai consulté et j'ai suivi des cours d'autodéfense. Ça me redonne confiance », soutient la jeune femme.

Une perquisition a eu lieu au domicile de l'individu, dont on ne peut révéler l'identité de l'individu pour préserver celle de la victime.

C'est Me Patrick Fréchette qui défend l'accusé dans cette affaire, alors que Me André Campagna représente le ministère public.

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