Cybersécurité: ne pas négliger son «hygiène informatique»

«Il faut inculquer à la population la notion d'hygiène informatique». (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) «Il faut inculquer à la population la notion d'hygiène informatique».

Le professeur à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke Hugo Loiseau, qui s'intéresse à la question de la cybersécurité, estime que les citoyens ont tout intérêt à se tenir à jour.

«Faire simplement ses mises à jour et être dotés d'un antivirus sont deux mesures simples qui peuvent permettre de fermer des failles contre les pirates informatiques qui voudraient pénétrer dans votre ordinateur», explique M. Loiseau.

Ce dernier explique qu'un ordinateur laissé ouvert la nuit avec un accès à Internet branché peut permettre à un pirate informatique d'infiltrer son système.

«Il faut moins d'une heure pour pirater ou infiltrer un ordinateur. Il faut fermer son ordinateur ou débrancher son accès internet lorsque notre ordinateur n'est pas utilisé», mentionne Hugo Loiseau.

Il estime que les jeunes, mais aussi les citoyens en général devraient porter une attention particulière aux photos qu'ils partagent sur Internet ou qu'ils laissent dans des applications de partage de fichiers comme Dropbox ou iCloud.

«C'est surprenant de constater ce qui peut s'y retrouver comme type de photos. Il faut penser que ces fichiers peuvent être vus par n'importe qui même si l'on pense que c'est protégé. Il faut aussi éviter de dire n'importe quoi sur les réseaux sociaux comme Facebook. Il faut éviter de publier des choses de nature privée. Il faut aussi développer son esprit critique et ne pas répondre à ce qui nous est envoyé par Internet qui peuvent souvent être des pièges. Par exemple, Desjardins ne nous écrira pas pour nous demander notre NIP», rappelle M. Loiseau.

Le professeur de l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke rappelle que n'importe qui peut être victime de piratage informatique, mais que certaines personnes sont plus à risque.

«Quelqu'un qui ne garde pas de secret dans son ordinateur peut être moins visé. Un pirate qui veut obtenir un numéro de carte de crédit va viser les serveurs des compagnies qui les émettent afin d'en obtenir le plus grand nombre possible. Quelqu'un qui doit garder des choses secrètes aurait tout avantage à encrypter ses données. Les pirates informatiques visent larges», indique Hugo Loiseau.

Ce dernier souligne que les corps policiers sont maintenant outillés pour enquêter sur les cas de cybercriminalité.

«Il y a maintenant des équipes d'enquêtes spécialisées. La SQ et la GRC sont en mesure de répondre aux crimes qui leur sont signalés», soutient-il.

Le professeur de l'UdeS rappelle que les conséquences d'être victime d'un crime informatique sont davantage d'ordre financier et relié à la protection des renseignements personnels.

«Ce n'est pas un crime avec des conséquences physiques. Cependant, les troubles peuvent durer plusieurs mois pour rétablir son identité ou sa réputation dans certains cas», indique Hugo Loiseau.

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