Projet «récif»: 15 mois de prison pour une mère de famille

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Nancy Giguère arrive au palais de justice après son arrestation par la police en 2012.

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(SHERBROOKE) Une mère de trois enfants de Magog vient de prendre le chemin de la détention pour les 15 prochains mois.

Impliquée dans le trafic de stupéfiants, Nancy Giguère a été condamnée jeudi par le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec à cette peine de détention ferme.

Si elle essuyait ses larmes tout au cours de la décision du magistrat, la femme de 37 ans s'est caché le visage en sanglotant bruyamment une fois condamnée à la prison.

Coupable de complot pour trafic de stupéfiants, trafic de stupéfiants et possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic, Nancy Giguère occupait une place en haut de la hiérarchie criminelle démantelée dans le cadre du projet «récif».

L'organisation pilotée par son conjoint Vincent Langlois, condamné à une peine de cinq ans, avait la mainmise sur le trafic de cocaïne et de méthamphétamine dans trois bars de Magog. L'organisation vendait également dans la rue.

«J'ai aussi songé à la protection de milliers d'autres adolescents et jeunes adultes dont la vie est empoisonnée par des activités criminelles comme celles que vous avez faites.»


Le juge Chapdelaine a expliqué à l'accusé avoir été sensible au fait que ses trois enfants seraient privés de leur mère durant la période de détention.

«J'ai aussi songé à la protection de milliers d'autres adolescents et jeunes adultes dont la vie est empoisonnée par des activités criminelles comme celles que vous avez faites. Vous étiez au service d'une organisation qui vendait des stupéfiants pour l'appât du gain. Le message doit porter», estime le juge Chapdelaine qui a écarté la suggestion d'une peine à être purgée dans la collectivité soumise par l'avocate de la défense Me Mia Manocchio.

La cellule de vente, menée par Vincent Langlois pour laquelle Nancy Giguère occupait des fonctions de comptabilité et maintenait la structure en place, écoulait environ 7000 comprimés de méthamphétamine et sept onces de cocaïne chaque mois.

Le projet «récif» a permis de démanteler des cellules de trafic à Stanstead,Ayer's Cliff et Magog. Près de 200 autorisations judiciaires ont été obtenues dans le cadre de cette opération menée en novembre 2012. L'écoute électronique a permis d'intercepter plus de 71 000 conversations provenant de 32 téléphones cellulaires des principaux artisans de ce groupe criminel qui a été infiltré à 47 reprises dans le cadre de l'opération.

L'opération Récif avait permis de saisir 120 grammes de cocaïne, 420 comprimés de méthamphétamine, du cannabis, 25 000 $ en argent, une vingtaine d'armes, dont certains de fort calibre, et du matériel informatique. Cette opération menée par le module d'enquêtes régionales de l'Estrie de la Sûreté du Québec avait mobilisé plus de 200 policiers de tous les corps de la région, et visait à mettre hors service diverses cellules reliées principalement au trafic de cocaïne à Sherbrooke et Magog.

C'est Me Karine Guay du Bureau de lutte au crime organisé (BLACO) qui représentait le ministère public dans cette affaire.

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