Écrasement d'avion à Princeville: un entretien inapproprié, dit le BST

L'écrasement d'avion de Princeville, survenu en octobre 2012,... (La Tribune, Yanick Poisson)

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L'écrasement d'avion de Princeville, survenu en octobre 2012, a été provoqué par un entretien inapproprié, selon le BST.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(PRINCEVILLE) Dans son rapport d'enquête publié mercredi, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a déterminé que l'atterrissage forcé d'un Piper PA-34 à Princeville, en octobre 2012, a été causé par une fissure de fatigue dans le carter du moteur droit et par l'entretien inapproprié du système de ventilation de cabine. Rappelons que les deux pilotes à bord de l'aéronef avaient été gravement blessés.

Le 15 octobre 2012, un Piper PA-34-200 exploité par Nadeau Air Service est parti de Trois-Rivières pour un vol d'entraînement avec deux pilotes à bord. Lors d'une approche interrompue en direction de l'aéroport de Victoriaville, une panne et un incendie sont survenus dans le moteur droit.

« L'équipage a suivi les procédures appropriées, mais la fumée et le feu ont pénétré dans le poste de pilotage parce que l'un des câbles de commande des conduites de chauffage de cabine était déconnecté. Peu après, une fumée épaisse s'est répandue dans le poste de pilotage; l'équipage a alors entrepris une descente rapide pour tenter de se poser dans un champ à proximité de l'aéroport. L'avion a heurté le sol, puis s'est immobilisé sur le dos », explique le BST dans son rapport.

L'enquête a permis de découvrir une fissure de fatigue dans une zone réparée par soudage du carter du moteur droit. Cette réparation n'était pas conforme aux normes du fabricant du moteur. La fissure s'est propagée, ce qui a fini par causer la défaillance du moteur. De l'huile moteur s'est alors répandue dans le compartiment moteur, puis s'est enflammée. En outre, comme l'un des câbles des conduites de chauffage était déconnecté, il n'a pas été possible d'empêcher la fumée et le feu de pénétrer dans le poste de pilotage.

Bien que les risques associés aux carters réparés par soudage soient documentés, certains ateliers sont autorisés à faire de telles réparations. Le rapport souligne que le risque de défaillance des moteurs est plus élevé dans les appareils dont un carter moteur a été réparé par soudage. Il note également que les équipages pourraient ne pas disposer de tous les renseignements essentiels pour la sécurité en vol si les anomalies de l'appareil ne sont pas systématiquement consignées dans le carnet de bord de l'avion.

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