Témoignage poignant du frère de Pierrik Houle

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Pierrik Houle

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Appelé à témoigner relativement au décès tragique de son frère, survenu le 21 décembre 2012 à Sainte-Perpétue, le cycliste Hugo Houle a livré le récit émouvant de ses derniers échanges avec Pierrik, ainsi que son implication sur la scène de crime.

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Hugo Houle 

La Tribune, Yanick Poisson

L'athlète international revenait tout juste d'un camp d'entraînement en Espagne. Épuisé par le transport et le décalage horaire, il est allé se coucher sur le lit de son frère cadet, comme il le faisait souvent, afin de se reposer et de lui raconter son expérience.

« On a discuté pendant une quinzaine de minutes, je lui ai raconté ce que j'avais vécu pendant mon stage d'entraînement. Mon frère, c'était mon meilleur fan, dit-il en éclatant en sanglots. Un beau moment, ça a été un beau moment. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit le dernier ».

Suivant les traces de son aîné, Pierrik Houle était un passionné d'activité physique. Vers 20h15, c'est accoutré de ses vêtements d'entraînement réfléchissants qu'il a quitté la résidence familiale afin d'aller courir. Il avait prévu un entraînement d'une heure. Il n'en est jamais revenu. « J'ai encore l'image de mon frère qui quitte, il était tout content de me montrer ses nouveaux souliers », continue le témoin.

Hugo Houle est alors allé se coucher, mais il ne s'est pas endormi tout de suite. Il a d'abord senti sa mère s'impatienter que son frère ne soit pas de retour, puis ce fut au tour de son père de faire les cent pas avant de partir à la recherche du joggeur.

« Quand mon père est parti, je me suis levé. Je sentais que quelque chose n'allait pas. J'ai communiqué avec les amis de Pierrik pour savoir s'ils l'avaient vu. Ils se sont aussi inquiétés, tout le monde a décidé de venir nous aider à le chercher », raconte-t-il.

«C'était un peu comme dans un film. J'ai eu le réflexe de me mettre à genou à côté de lui et de lui prendre la main, elle était froide.»


«Tombé dans mes bras »

Peu après 23h, Danick Jutras, un ami de la famille, a accouru à la résidence familiale des Houle avec une bien mauvaise nouvelle : Pierrick a été retrouvé sans vie aux abords de la route 259. Il avait été happé par une voiture. Paniqué, Hugo Houle a appelé sa mère, puis a croisé son père qui revenait bredouille de sa ronde de recherche. « Lorsque je l'ai dit à mon père, il est tombé dans mes bras ».

Le cycliste s'est ensuite rendu sur la scène d'accident où il a retrouvé son frère étendu sur le dos, les yeux ouverts. Puisque l'impact avait lieu dans son dos, il n'avait pas de marque apparente de blessure sur le devant de son corps.

« C'était un peu comme dans un film. J'ai eu le réflexe de me mettre à genou à côté de lui et de lui prendre la main, elle était froide. Je lui ai caressé les cheveux pendant qu'on lui faisait un massage cardiaque. Je ne sais pas combien de temps ça a pu durer, explique-t-il. Lorsque du sang est sorti de sa bouche et de ses oreilles, j'ai su que c'était fini.

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