Aujourd'hui, la femme d'affaires fait le tour du Québec pour transmettre la pensée qui a fait son succès et qui est devenue le titre de son livre : Innover c'est bien... breveter c'est mieux.» Il y a beaucoup de préjugés sur la pertinence de prendre des brevets», admet l'entrepreneure Mireille Jean.
Elle-même en avait des tonnes avant de s'y intéresser au cours des années 2000. « J'ai vendu mes brevets en 2007 à IBM, et là, j'ai pris conscience que ce que je croyais depuis une dizaine d'années, c'était faux», confie celle qui a offert une conférence sur le sujet à une dizaine d'entrepreneurs, de propriétaires de PME et d'inventeurs de la région jeudi dernier.
Les gens d'affaires ayant répondu à l'appel ont pu apprendre « non seulement comment se protéger avec les brevets, mais aussi comment faire de l'argent «, indique François Crevier, directeur adjoint chez Défi Innovation Estrie et organisateur de la journée d'ateliers.
Partant de la base, Mme Jean a d'abord expliqué comment faire breveter une innovation ou une invention. «Si c'est la première fois qu'ils font une demande de brevet, je conseille aux entrepreneurs de contacter un agent de brevet. Il va les aider à faire les démarches nécessaires avec le Bureau canadien des brevets », partage Mme Jean, en spécifiant que la première rencontre est souvent gratuite.
« La culture entrepreneuriale et industrielle au Québec n'incite pas à prendre des brevets», souligne Mireille Jean, qui, pourtant, y voit de nombreux avantages.
Lors de l'atelier intitulé «Comment faire de l'argent avec un brevet?», la femme d'affaires a énuméré trois principales options qui s'offrent aux détenteurs de brevet : l'utiliser pour commercialiser un produit exclusif, vendre des licences à d'autres entrepreneurs qui voudraient commercialiser le produit ou vendre les actifs du brevet « qui peuvent valoir beaucoup d'argent «, précise Mme Jean, en donnant l'exemple de Nordia, dont les actifs des brevets ont été vendus pour 4 milliards de dollars.