Le Phoenix s'enlise

Pourchassé par Giovanni Fiore, le capitaine du Phoenix... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Pourchassé par Giovanni Fiore, le capitaine du Phoenix Hugo Roy dégage son territoire sous l'oeil du gardien Evan Fitzpatrick.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Même s'il a tiré à 46 reprises vers le gardien Kevin Mandolese, le Phoenix a encaissé un sixième revers consécutif et continue de s'enliser peu à peu, occupant maintenant l'avant-dernier rang du classement général.

La défaite de 4 à 1 au Palais des sports contre les Screaming Eagles du Cap-Breton est difficile à avaler pour les Sherbrookois. Tout comme mercredi soir contre les Remparts, les Oiseaux ont une fois de plus dominé l'adversaire sans réussir à marquer suffisamment pour empocher les deux précieux points.

Après avoir accusé son gardien numéro 1 pour expliquer le revers contre la formation de Québec, Stéphane Julien s'est montré plus clément vendredi soir.

«On a eu de bonnes chances de marquer. On aurait pu prendre les devants 3 à 1 en première période. Leur gardien a connu un excellent match et il a fait la différence. Evan Fitzpatrick a été tout de même solide. Je ne peux que lui reprocher le long retour accordé sur le dernier but», précise le pilote sherbrookois.

Fitzpatrick a terminé sa soirée de travail avec 24 arrêts sur 27 tirs.

«Ça prend quelques rebonds chanceux et on se sortira de cette mauvaise séquence, croit le portier. J'avais de la pression ce soir, mais j'étais confortable. Je ne suis cependant pas satisfait du résultat.»

Dès la 34e seconde de jeu, Phélix Martineau a profité de la circulation devant le filet du Phoenix pour inscrire les siens à la marque, et ce, sur le deuxième lancer des visiteurs. La soirée s'annonçait longue.

Ross MacDougall a imité son coéquipier au deuxième vingt et au dernier tiers, Nicolas Poulin a brisé la glace pour les Sherbrookois en récupérant une rondelle laissée libre devant le filet.

Tyler Hylland a rapidement redonné une avance de deux buts aux Screaming Eagles et Giovanni Fiore a complété la marque dans un filet désert.

«On ne peut pas continuer de perdre en jouant de cette façon et les meilleurs résultats viendront assurément», estime Julien.

Duel entre deux frères de la région

Pour la première fois, les frères Hugo et Sacha Roy s'affrontaient. Le cadet a toutefois eu le meilleur sur le capitaine du Phoenix.

«C'est certain que malgré mes fractures au visage, j'avais le goût de jouer contre lui», a confié Hugo Roy, originaire de Cookshire-Eaton.

«Il y avait plusieurs personnes de notre ville au Palais pour venir nous voir et j'ai bien aimé l'expérience. Durant la séance d'échauffement, c'était spécial, mais durant la partie on n'y pensait plus vraiment», a souligné Sacha Roy.

Martin Brodeur au Palais pour épier Fitzpatrick

Avec la dernière sortie virulente de l'entraîneur du Phoenix à l'endroit de son gardien Evan Fitzpatrick, la visite de Martin Brodeur vendredi au Palais des sports est un beau hasard. L'assistant au directeur général des Blues de St-Louis tenait à voir de près le gardien qu'il a repêché l'été dernier en deuxième ronde.

«Le seul conseil que je peux lui donner, c'est de ne pas se décourager, a expliqué l'ancien gardien professionnel, bien conscient des récentes difficultés connues par Fitzpatrick et son équipe. Je souhaite simplement qu'il prenne de la confiance, de l'expérience et qu'il puisse se bâtir une belle base. Un jour, il atteindra le niveau souhaité.»

Brodeur s'est dit tout de même satisfait de ce qu'il a vu ou entendu à propos de son portier.

«Personnellement, je ne fais que le suivre de loin. On a un responsable du développement des gardiens de but et lui, il parle à Evan chaque semaine. Il nous reste encore un an et demi pour le signer afin de conserver ses droits et je suis venu surtout pour voir où il est rendu dans sa progression. Je parle à Jocelyn Thibault de temps à temps aussi et je suis content que Fitzpatrick soit entouré de lui et de Jean-François Labbé», précise Brodeur.

L'ancien gardien étoile estime que le cerbère des Oiseaux possède un bel avenir devant lui.

«J'étais content de son camp cet été. Il s'est bien entraîné, il a changé son alimentation et sa façon de s'entraîner. Il va connaître probablement un autre bel été d'entraînement et on souhaite qu'il garde les buts pour une équipe plus compétitive la saison prochaine.»

Et que pense-t-il de ses statistiques quelque peu décevantes?

«Ses statistiques ne m'intéressent pas autant que ce que les gens peuvent croire parce que parfois, ça ne veut rien dire. Quand j'étais junior, mes statistiques n'étaient pas très impressionnantes. Si l'on se fiait uniquement à ça, Patrick Roy et moi n'aurions probablement jamais été repêchés», souligne Martin Brodeur, qui souhaite voir Fitzpatrick rejoindre les rangs professionnels à l'âge de 20 ans.

«On prendra une décision à ce moment-là!»

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